Pase vuestra reverenda, porque noie démos polvo
2. Beso las manos, senoras. Vayanse, que el polvo de las ovejas no le aborece el lobo.
3. Quitad esta vana gloria : que aunque Uuevan mitras, nunca caerà una en su cabeza.
2o8 Discours sur les sermens
espaulles; ce que le cordellier luy accorda volontiers; et le passant, quand ce fut au mitan de Peau, il luy demanda s'il ne portoit point d'argent sur luy. L'autre respondit qu'il avoit environ six realles. Alors il luy dit : « Mon père, pardonnez^moi, je ne puis porter « d'argent sur moi , parcç que ma règle me a l'ordonne ainsi. » Et, en disant cela, il le jeta sur-le-champ dans l'eau, où il pensa se noyer*. »
Pensez que le cordellier s'en mocqua bien, et en rit son saoul.
Une bonne femme estant malade, et ayant envoyé quérir son curé pour la confesser, elle luy donna pour sa peine une poulie, qu'il prit gentiment et l'emporta. Quand elle fut guérie, ne se souvenant du don, elle demanda à sa chambrière qu'estoit devenue sa poulie. Elle luy dit qu'elle l'avoit donnée au curé par son commandement ; à quoy elle respondit : « Dieu me soit en aide ! Une infinité de fois que cette poulie s'est perdue, je l!ai donnée au diable sans qu'il l'ait jamais prise; et pour une seule fois que je l'ai promise au curé, il l'a emportée sur-le-champ". »
Un bon compaignon ayant espoûsé une belle et honneste femme, et pour et qu'il estoit mauvais mesnager, et avoit despendu tout le
1 . Padre, perdonadme, que no puedo llevar conmigo dineros, porque asi lo manda mi régla. Y, diciendo eso, luego lo echô en el rio, y se pensô ahogar.
2. Yale me Dios! Infinitas veces que se me perdiô esta gallina, la di al diablo, y nunca la tomô : y una vez que la prometi al cura, la Uevô luego.
bien que son père luy avoit laissé, elle se sépara de luy; dont s en plaignit au vicaire pour la lûy faire rendre : de quoy le vicaire s'enquerant à son procureur, luy demanda s'il avait consommé le matrimoine (ou le mariage*). Le procureur respondit plaisamment : c( Et de plus le patrimoine* » ; faisant allusion du matrimoine et du patrimoine, qu'il les avoit consommés tous deux, à son dam, et de la femme et tout.
Un autre fit bien mieux, qui, ayant de mesmes mangé tout son bien, et rencontré un jour par un sien amy, et trouvé à table qu'il faisoit bonne chère, et souppoit avec un flambeau de cire; luy pensant remonstrer que, puisqu'il n'avoit plus de quoy faire telles despenses, pourquoy il faisoit celle-là d'un flambeau de cire, et ne se contentoit d'une petite chandelle de suif; l'autre luy respondit : a Monsieur, je fais le bout de l'an de mon defunct bien*. » Quel bout de l'an, et quelle comparaison ! Ne vous dis-je pas qu'ils n'espargnent rien pour dire un bon mot, comme plusieurs autres que je dirois bien; mais je serois trop long. Si diray-je encor ceux-cy.
La reyne d'Espaigne, donne Izabelle de France, estant un jour en une procession à Madrid avec ses dames et filles qui la suivoient, toutes aussi belles qu'elle ; et, venant après la dernière leur gouvernante, vieille et laide, il y eut un cavallier qui rencontra là-dessus, et