‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeilles (volume 4)Chapitre 107 sur 157 · I. Pour dépité · texte numérisé non relu

I. Pour dépité

Discours sur les Duels. 205

fort grande soubmission, et luy requérant fort ses bonnes grâces et amitié, à qaoy il s'accorda; mais jamais il ne Tayma plus; et en fit peu de compte, car il estoit ennemy d'un ingrat.

Un peu advant ce différend, il en estoit arrivé un entre le capitaine La Chasse, provençal, vieux capitaine et gentilhomme de bonne part, et le capitaine Riolas, vieux capitaine aussy, que j'ay veu suivre feu M. de Guise le grand, et mourut à l'assaut du siège de Rouan près de luy. Quand ce fut pour les accorder, il y eut grande dispute, bien qu'ils fussent tous deux esgaux capitaines en valleur et honneur et expérience, mais le capitaine ta Chasse se disoit gentilhomme, et avoir ce poinct par dessus Riolas, à quoy M. le mareschal et autres grands capitaines eurent de l'esgard.

J'espère en mon second livre ' parler de plusieurs accords de querelles que j'ay veu faire et ouy dire, ensemble des parolles et satisfactions qui s'y sont dictes et practiquées, en quoy du tout je m'en rapporteray aux grands capitaines, et mesmes sur le subject, si les gentilshommes bien qualifiez et capitaines encore bien signaliez, n'ont pas quelque poinct sur les autres que du commun, puisque deux vertus sont plus puissantes qu'une. En voicy un autre conte, et puis plus, mais bien divers aux ddux precedens.

Un soldat de la colonnelle de M. de Bonnivet, en Pied mont, vint à offenser un tambour

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