Pendant les guerres civiles en IJ
3. Henri de La Tour, vicomte de Turenne et duc de Bouillon, maréchal de France en i$92, mort en 1623.
Discours sur les Duels. 107
seigneur, ayant esté appelle » par M. de Duras de la part de son frère, M. de Rozan, brave et vaillant aussy, y estant allé fort librement •, se plaignit fort d'une grande supercherie qui luy fiist feicte estant au combat ; car d'une embuscade sortit cinq ou six, qui le chargearent et luy donnarent dix ou douze coups d'espée (ceux là n'estoient pas bons tueurs, ny si bons que le baron de Vitaux, duquel je parleray tantost) et le laissarent en la place pour mort : dont despuis il voulut avoir la revanche sur M. de Duras ; car il fist entreprise ^ur luy de le tuer dans sa maison, et le traicter en supercherie comm' il disoiten avoir receu de luy ; et de feict elle estoit exécutée sans un grand cerf qui estoit dans le fossé, et lors en ruth, oui chargea si furieusement ceux qui estoient aescendus, qu'ils donnarent i'ailarme et s'en allarent, ayant mis en vain leur desseing. Ledict M. de Duras en faisoit toutes ses excuses, et juroit n'y avoir eu aucune supercherie, et qu'il n'estoit possible que six hommes n'eussent tué un. Aussy M. de Duras n'eust eu garde d'en estre de consente, pour estre seigneur d'honneur et de valleur, et fust mort plustost. Si d'autres s'en meslarent il n'en pouvoit mais. Je l'en ay veu fort s'excuser'. En ces combats et appels, comme je tiens