I . Jean de Rohan, seigneur de Frontenay
2 Jean de Plusquellfc, dit de Kerman.
3. Où les deux combattants ne s'étarent pas comportés d'une manière également honorable.
152 Livre II, Chapitre IL
autre prince souverain, et d'un gênerai ou d'un grand capitaine. Aucuns ont dict que si, autres non, et disent que l'honneur perdu se doit reconquérir par la valleur propre de celluy qui l'a perdue, et non par celle d'autruy ; que si les empereurs et roys jadis ont faict des loix de leurs propres mouvements et authoritez sur plusieurs subjects, ils n'en ont jamais peu faire contre l'honneur des hommes.
Sur quoy il me souvient qu'une fois à la cour, s'estant esmeue une querelle entre le seigneur de Genlis le jeune, dit Yvoy, que le duc d' Albedesfist en Flandres, et M. de Mareuil, de Bretaigne, très brave et vaillant gentilhomme et fort haut la main, ainsin qu'ils sortoient de la salle du bal de Fontaineoleau, du temps du roy Henry 11% pour s'aller battre, M. de Montoeron, quatriesme fils de M. le connestable, jeune seigneur très brave, vaillant et gentil, ainsin qu'il le monstra à sa mort, dont j'en parle ailleurs, les empescha de sortir, et sur le coup les voulut mettre d'accord, en leur demandant s'ils ne s'en vouloient remettre à luy de ceste querelle et de leur honneur. M. de Mareuil tort escalabreux * et vieux routier d'armes et de guerre, luy respondist : « Mon honneur, mortdieu, et c'est « tout ce que je voudrois faire que de le con- « fier et remettre entre les mains de M. vostre « père, qui est l'un des grands capitaines de « la chrestianté. » Ce mot fust trouvé bon, tant de mondict sieur le connestable, de M. de