‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeilles (volume 5)Chapitre 109 sur 164 · N. de Foix, comte de Candale · texte numérisé non relu

N. de Foix, comte de Candale

|. En i$28.

Branthôme, VIII. ij

I9ÎJ Livre II, Chapitre II.

« entière. Donnons, mais que tous facent a aussy bien que vous et moy, nous somme$ « dedans. » Mon oncle ne renisa poinct Pespée, mais la prist à grand joie, avec un bon remerciement d'ennemy pourtant à ennemy.

Ainsin le voulut ceste honneste courtoisie et nécessité de guerre; et puis combattirent si bien avec d'autres vaillans leurs pareils, que la place en fut forcée et emportée. M. de Lautrec fut aussitost amprès informé de ce beau trait, qu'il ne peut assez louer avec ses autres vieux capitaines, et les rendit par ce moyen fort facillement amis, ce qu'il n'avoit peu auparavant, car ils estoient tous deux envieux l'un de l'autre, tous deux de haute maison et grand'part; car si la maison de Grilli et Candalle appartenoit à des plus grands de la France, celle de Bretaigne, de Vivonne et de La Chastaigneraye, ne leur cède en rien :

cela est aysé à prouver et à comparer ensemble. Tous deux estoient braves et vaillans, et tous deux hauts à la main, qui ne vouloient céder d'un poinct l'un à l'autre, tous deux poinctilleux, hamieux et scallabréux. Enfin, tous deux se rendirent fort grands amis et grands compaignons de guerre, vivans amprès en fort grand'amitié et privauté. Aussy tous deux moururent en mesme guerre et en mesme siège de Naples, comme j'ay ouy raconter aux miens oui estoient de ce temps.

Voylà pourquoy je dis que Caesar a demeuré un peu manque * en la description de ces deux

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