se rapporte au marquis de Pescayre
aue ledict marquis ne desirast autre chose (ce aisoit il, et le faisoit par beau semblant parestre), eux allegans que d^autant qu'il estoit personne publicque et gagé au service de l'empereur et du public, il n'estoit obligé qu'il se perdist pour chose particulière, au moins qu'il s'y hasardast, dont le retindrent en despit de luy ; de quoy la partie fut remise à une autre fois, qui s'entretint tousjours soubs un ardent désir de vangeance et de combat, tant d'un costé que d'autre, car certes, ils estoient tous deux esgaux en prouesse; mais le malheur fut tel pour M. de Vandenesse, qu'au bout de
auelque temps l'admirai Bonnivet, se retirant e Lombardie, mal mené, et en desordre et confusion, pour estre suivy de près de l'armée espaignolle, où commandoit ledict sieur marquis, fut chargé fort rudement à Romagnano, où la routte de nos gens fut telle, qu'il en fut tué beaucoup, entre autres M. de Vandenesse estant sur la queue et faisant la retraicte, d'une grand' harquebusade qu'il eustdans l'espaule; dont ledict marquis en fust si desollé et fasché, ainsin que dict un roman espaignol qui descrit sa vie, que maugréant le ciel, il disoit souvent en sa langue espaignolle : Porque la parescia que este hombreque era a elparticular enemigo havia sido quitado del cielo y de la Fortuna a su triumpho, y a su doria esperanda, porque siendo y a antes desafiado desseava estremamente verse con el en pelea particular por dar fin a su querella por su gran honra *. Qui est en françois : « Que