‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 2)Chapitre 185 sur 417 · SCÈNE XXVJ · texte numérisé non relu

SCÈNE XXVJ

Le colonel, La VEUVE.

A YEU VEy ap«rceTant le colonel qui entre par la gauche.

b, venez donc^ colonel; jamais votre présence ne lit si nécessaire.

LE COLONEL

ous VOUS êtes aperçue de mon. absence? Jamais ne fûtes si aimable.

ooft êtes sorti pour arranger une affaire, et je lâ^en avoir une... «

LE COLOITEL.

imt les snites ne sont pas alarmantes ?

LA VEUVE

jDt les suites m'inquiéteraient moins , si je vous aissais mieux.

LE COLOKEL.

>us me feriez injure si vous doutiez de moi.

LA VEUVE

m'est permis de douter un peu. Vous avez tenu hne langage à celle qui vient de mè quitter.

LE COLONEL

lii donc?

LA VEUVE

ne jeune fille, jolie comme TAmour.^ gaie comme >lie, et méchante au-delà de toute expression. K. 18

LE COLONEL

Une jeune fille! je ne connais personne dans ces environs, qui puisse....

Elle vous a connu , et très-particulièrement Je lui crois même des droits qui ne laisseront pas de vouf: embarrasser.

LE COLOirSL.

Rien ne m'embarrasse , moi.

LA VEUVE

Pas même les femmes que vous avez trompées?

LE COLONEL

Il en est tant qui ne demandent qu'à Têtre!

LA VEUVE

Les femmes seraient bien à plaindre., si tous 1^ hommes les jugeaient comme vous.

LE COLONEL

Qîlles qui vous ressemblent sortent de la rè^ générale.

LA VEUVE

Je m'attendais à l'exception.

LE COLONEL

Et vous deviez vous y attendre.

LA VEUVE

Vous le dites.

LE*COLONEL

Je le jure!

Je redoute l'avenir.

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