SCÈNE XXXI
La VEU|VE, sainte-claire, ««.m
de la maison de la veovr.
LA VEUVE
Que je suis sensible à vos procédés! Que je me reproche de vous avoir méconnue, et d'avoir donné lieu par mon imprudence...
saihte-claire.
Ne nous rappelons le passé que pour être plus sages à l'avenir. Vous m'avez promis d'être mon amie, je serai la votre, et mon mari....
LA VEUVE, avec on soupir.
Ah, votre mari!
SAINTE-CLAIRE
il est étourdi; mais il a une belle ame; il ménagera votre sensibilité. Nos soins assidus, notre tendre amitié adouciront une blessure qui n'est pas bien profonde encore, et que la raison aura bientôt fermée.
LA VEUVE
Vous êtes étonnante en tout.
scÈNi: xxxii.
Ij! général, La. VEUVE, SAINTE- CLAIRE,
Le colonel.
LK GÉNÉRAL
\ilons, mon ami, voyons enfin ton logement.
LE COLONEL
Mon oncle, voilà mon hôtesse.
LE GÉNÉRAL
Permettez, belle citoyenne, que je félicite mc^n neveu. S'il aimait moins sa femme, et si votre pn^ mier coup cTœil n'inspirait le respect , je crois que le jeune homme
SAINTE-CLAIRE, détooniaiit la oosTflnatkm.
Mon cher oncle, pensons au dîner. La citoyencme noils recevra; je ferai les honneurs de sa maison ; vous vous mettrez à ses cotés; elle vous écouter^ avec intérêt, et pendant ce temps-là
LE GÉNÉRAL
Tu feras l'amour à ton mari. Je te vois venir. Allons, nous ne verrons rien, c'est convenu j n'est- il pas vrai, belle citoyenne? Ecoutez donc, après si^ mois d'absence, ils doivent avoir bien des choses ^ se dire. Ce que je vous dirai , moi , ne sera pas tout-^^fait si intéressant; mais , que voulez-vous ? chaque â^^ a ses plaisirs. L'amitié et la table font à présent toi.^^ les miens.
LA VEUVE
Et vous n'en êtes que plus heureux.