‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 2)Chapitre 209 sur 417 · LUSS4V · texte numérisé non relu

LUSS4V

able! tu inculpes ma cousine !

DUPONT

nonsieur s'emporte encore.

LUSSAN

non, je me modère, et j'écoute. Voyons, madame de M éran ?

DUPONT

te pratique pas un régime tout-à-fait aussi je le vôtre.

LUSSAN

ïze autorise certaines petites choses....

DUPONT

ime le monde , quoi qu elle en dise.

3ïo LES MERfNON FRANÇAIS.

LUSSAK.

Calomnie épouvantable!

DUPOlfT.

J'en ai des preuves certaines;

LUSSAB.

FinialMks. Qii'avez^vous remarqué ^ monsieur Tobséffàté»^?

Quand madame est au salen...,

LUiSSAV.

Hé bien ?

DUPONT

MCHlsieur le baron ne la quitte pis.

LUSSAN, Inquiet.

En effet , soii assiduité Wa frappé.

DUPONT

Il a toujours quelque chose à dire à demi-voix.

LUSSAN, à put.

Il a raison.

DUPONT

Madame lui sourit quelquefois.

LUSSAN

Elle lui sourit ! ( Avec amerUune. ) Oui , oui , elle lui sourit.

DUPONT

£t elle n'a pas assez de soin des billets qu an lai adresse.

LUS s AN.

Des billets, dis-tu, des billets!

SÇ£NË Vili. 3ji

Je viens de trouver celui-ci.

Tu Tas lu , malheureiuL !

Comment, sans cela , saurais-je à qui le rendre ?

LVSSkS.

Aciiève ; parle ^nc. Voyons que dit ce billet ?

nUPOJTT.

Puisque je Fai lu, y a-t-il quelque inconvénient à ce |ue monsieur le lise aussi ?

l^uuAir.

Il y en a , et beaucoup.

PU.POJfT,

Hé bien , je vais en fiiire la lecture à mqpsff^ur.

LUSSAN

L'indiscrétion est la même. Me saurais-tu me rendre le sens de ce billet ?

DUPOITT.

Je ne le crois pas, monsieur. D'ailleurs, j'ai remari|ué des expressions qui peuvent vous blesser, et.,..

LUSSAlf.

Me blesser, i^oi! Ola vlqsX pas pos^bl^ ( j^i^ec impaUence. ) Allons, lis, lis donc, puisque ton intrlligenee ou ta mémoire te trahit.

DUPOVT, lit.

« Madame, je n'ai pas osé vous écrire enoorje; mais c il m'est impossible de me taire plus long*temps. Je « brûle de vous oiu^vrir mon qgeur et de m'assurer du « vôtre, avant que mes sentiments soient connus...

3ia LES MEAINON FRANÇAIS.

LUSSAN, avec fores.

Comment donc , du mjstère !

DUPOITT, lit.

tt De l'homme qui vous obsède....

LUSSAir, ai coUie.

Je Tobsède, moi!

DUPOJfT, Ut.

<t Et qui vous arrache "à la société dont vous bîmn ce les délices. Je vous supplie de vous trouver ce soir « chez madame d'Esté val.

LUSSAN

User demander un rendez-vous à une femme qui n*a pas dit : J'aime !

DUPONT, Ui.

« L'indulgence avec laquelle vous m'avez quelquece fois écouté....

LUSSAN

Le fat !

DUPONT, Kl.

ce Me donne lieu d'espérer que vous ne me refuse- (c rez pas la grâce que je vous demande. »

LUSSAN, ezaipéré.

Écrire ainsi à ma cousine! Ce billet est infimie. Donnez-moi cet écrit ; c'est moi qui vais répondre; c'est à moi qu'il convient de protéger la jeunesse et les grâces dépourvues d'expérience. ( // se met' au bureau et se dicte en écrii^ant. ) « L'homme qui obsède ce madame de Méran désiré vous apprendre à choisir ce v<>s expressions, et surtout à rechercher d'une ina- <c nière convenable la main d'une Jeune dame, qui esl

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