‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 2)Chapitre 214 sur 417 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

:es instruments où ils sont. ( Contrefaisant Liissan. ) [«'astronomie agrandit l'ame, élève l'homme, et lorspie son génie plane dans les cieux , il est étranger aux aiblesses , aux tracasseries qui agitent le pauvre ;enre humain. ( // m. ) Ah , ah , ali !

L us s A N , coaTnnt um Tifage de an maint.

Je suis au déses|)oir.

MOICTBRUN.

Si Lussan se fût occupé d'astronomie, se serait -il mporté comme un homme du peuple , et contre qui ? ontre un valet qui ne peut se défendre. Eût-il voulu erser le sang de son semblable, lui, qui craindrait, Jt-îl, d'ôter une plume à un oiseau? Pour couvrir ette double faute, eût-il menti à Justine avec le sang- "oid.et la facilité d'un gascon? eût-il projeté d'abuser e son influence sur l'esprit d'une jeune femme pour li faire congédier ses gens ? Emportement, veneance , orgueil , mensonge ; voilà ce qui vient de sinaler ce sage si supérieur à son siècle. ( // rit. ) Ah, h, ah!

L U s s A. N , avec le ton d*ane dunleor profonde.

Et VOUS aussi , mon oncle !

MONTBRUN

Et moi aussi, mon neveu. Ah, ah, ah!

LUSSAN, 4 Montbmn.

Par grâce , tirez-moi de l'anxiété affreuse où je suis. la cousine est-elle instruite? Ai-je perdu sans retour 3n estime , son affection , sa confiance ?

MOICTBRUN.

Ta cousine n'est pas plus sage que toi , et je t'as-

3i8 LES MEMNON FRANÇAIS.

sure qu'elle na pas de reproches à te fiiire. Ab^ ah, ah , ah! Vois4u son air confus, affligé? Du oounge, Adèle, reviens à toi. Lussan ne sera pas sévère. N'estil pas vrai, mon ami? Ah, ah, ah!

JUSTINE, à Montbnm.

Le plus difficile est fait. Laissons - les à eaxmêmes. \

( Ils acMrtoit. )

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