‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 2)Chapitre 22 sur 417 · GERMON, DUPORT · texte numérisé non relu

GERMON, DUPORT

JDUPORT.

Germon , que signifient les larmes de cette petite fille? Ces femmes-là te tourmentent, je m'en aperçois.

GEEMON.

Leurs persécutions ne sont pas- sans agréments. J'avoue cependant que je suis très- malheureux. Je suis aimé de deux femmes charmantes, et elles ne veulent de moi ni Tune ni Taotre.

JDUPORT.

Ahl ma sœur t'a parlé?

GERMON

Très-ÎDtelligiblemept

DUPORT

Et elle aura joué les grands principes?

GERMON

Elle sent beaucoup, et ne joue rien.

DUPORT

Roscf de son côté, s'est montrée la digne fille de sa mère?

GERMON

Je te jure que cette enfant ne ressemble à personne. Mais il me semble que tu es aussi du secret ?

OUPORT.

Je suis du secret; mais je ne suis de rien dans leurs extravagances.

4o LA MERE RIVALE.

GERMOlf.

Preads garde que ta raisoo ne vaille pas la leur.

DUPORT

Vas-tu me tourmenter aussi? Scour, oîèoe et ami

j'enverrais tout au diable, je tVn avertit,

GERHON.

Mon ami, vous êtes d'une vivacité

DUPORT

G%8t que vous paraissez ligués tous trois peur me faire enrager. ^

GERMON

Au contraire , car nous n'avons pu être' d'accord un sei]J instant ce matin. La mère veut que j'épouse sa fille; ]f^ fille veut que j'épouse sa mère , et je n'épousé personne.

, DUPORT-

£t nous serions ainsi ballottés par ces deux étourdies? Je ne le souffrirai parbleu pas, et je vais leur parler d'un style....

GERMON

Il serait dangereux , peut-être , d'y mettre trop de chaleur. Les femmes ne veulent pas être brusquées.

DUPORT

Vous êtes leur chevalier.

GERMON

Je le suis de toutes celles à qui on ne rend pas justice.

DUPORT

Veux-tu m'écouter et me laisser faire? Ne sens-tu pas que mon amour-propre est intéressé h tout ceci ;

Page 1