GERMON, DUPORT
JDUPORT.
Germon , que signifient les larmes de cette petite fille? Ces femmes-là te tourmentent, je m'en aperçois.
GEEMON.
Leurs persécutions ne sont pas- sans agréments. J'avoue cependant que je suis très- malheureux. Je suis aimé de deux femmes charmantes, et elles ne veulent de moi ni Tune ni Taotre.
JDUPORT.
Ahl ma sœur t'a parlé?
GERMON
Très-ÎDtelligiblemept
DUPORT
Et elle aura joué les grands principes?
GERMON
Elle sent beaucoup, et ne joue rien.
DUPORT
Roscf de son côté, s'est montrée la digne fille de sa mère?
GERMON
Je te jure que cette enfant ne ressemble à personne. Mais il me semble que tu es aussi du secret ?
OUPORT.
Je suis du secret; mais je ne suis de rien dans leurs extravagances.
4o LA MERE RIVALE.
GERMOlf.
Preads garde que ta raisoo ne vaille pas la leur.
DUPORT
Vas-tu me tourmenter aussi? Scour, oîèoe et ami
j'enverrais tout au diable, je tVn avertit,
GERHON.
Mon ami, vous êtes d'une vivacité
DUPORT
G%8t que vous paraissez ligués tous trois peur me faire enrager. ^
GERMON
Au contraire , car nous n'avons pu être' d'accord un sei]J instant ce matin. La mère veut que j'épouse sa fille; ]f^ fille veut que j'épouse sa mère , et je n'épousé personne.
, DUPORT-
£t nous serions ainsi ballottés par ces deux étourdies? Je ne le souffrirai parbleu pas, et je vais leur parler d'un style....
GERMON
Il serait dangereux , peut-être , d'y mettre trop de chaleur. Les femmes ne veulent pas être brusquées.
DUPORT
Vous êtes leur chevalier.
GERMON
Je le suis de toutes celles à qui on ne rend pas justice.
DUPORT
Veux-tu m'écouter et me laisser faire? Ne sens-tu pas que mon amour-propre est intéressé h tout ceci ;