ACTE II, SCÈNE XIII
intéressants vous dUtrairont peut-être; mais ist«ra-tril à ma fille quand elle vous aura perdu ? igret^de vous avoir aimé ; le vide d'un cœur JBÙ Tamour est un besoin, et dans lequel rien us remplacera jamais. Pensez -y mûrement, homme , et sachez que le vain orgueil de remet devoirs exagérés ne peut en imposer à im iç de nuia caractère. .
JULIEN
n'ai point d'orgueil , je n'exagère rien ; mais je is mes devoirs , et je les remplirai , tout cruels iont. Je n'amènerai pas chez vous la discorde ; tj verrai point exercer ses fureurs, et deux f jusqu'ici fortunés, ne me reproclieront pas de MUT désunis.
OiRICOUKT.
D^attends à ces divisions ; j y suis préparé, et liai mettre un terme.
JULIEV.
aurai , moi , les prévenir.
PJÊRICOURT.
que tu les rendras plus amères. Ma fille me uidera Julien , et je te redemanderai à sa
JULIEN
nère me rejette.
D^RICOURT.
l'en soupçonnes pas la cause ?
JULIEN
; mais je veus^ la respecter.
4i2 L'ORPHEUN.
DERIGOURT.
Tu serais indigné, si tu la connaissais.
JULIEN
Quel langage! quel front sévère! Vous aocuia
votre épouse!
DERIGOURT.
Si je Taccuse! (5e reprenant.) Non, mon ami,
je ne l'accuse point : elle 'est toujours digne de
moi.
JULIEN
Ah , je ne suis donc pas tout-à*fait malheurem!
DlÉRICOURTy avec une feinte indiffêrence.
Des préjugés des erreurs qui m'affectent, et
qui ne changent rien à mes projets. L'aspect de TObe félicité me consolera de bien des peines. ( Julien fia un mouvemenL ) Je n'en ai point en ce moment; je suis heureux et tranquille.... Mais l'âge, les infirmités
qu'il amène Renonce à ton dessein. Tu dois œtte
marque de condescendance à ma fille ; tu la dois à ma vive amitié. Demeure près de moi; je t'en prie, je le l'ordonne , et tu ne voudras ni m'affliger ni me désobéir. Mon cher enfant, mets en moi toute ta confiance; ne t'alarme pas d'un obstacle passager, eij^ crois qu'il n'en est aucun qui puisse arrêter un bon père.