SCENE X. 48i
n'est iait que pour rindifférence : voilà une ottomane où nous serons à merveilles.
THiVENIN, à'part.
Monsieur aime ses aises.
DURVAL.
Et j'aurai du moins le plaisir d'être près de vous.
THEVENIKy bat , eo ragardant m femme
Quelle tournure ! que de grâces !
DURVAL.
En vérité, nous devons beaucoup à l'inventeur de Tottomane, et son nom devrait être inscrit dans lliistcnre du cœur. Je touche ce que j'aime ; je lis ses sentimens dans ses yeux; je respire son haleine; je prends une main qu'on m'abandonne , et que je presse dans les miennes.... {Bas.) Allons donc, un peu de courage , ou la conversation va tomber.
LA CITOTENICE THiVENIN, Inis.
Je joue un rôle si. neuf pour moi!
DURVAL.
Savez-vous ce que je craignais en passant dans ce salon?
LA CITOTRHNE THiVENIN.
Non ; qu'est-ce ?
DURVAL.
Vj trouver votre mari , et cela n'eût pas laissé de nous déranger un peu.
LA ClTOTENlfE THiVElfllf.
Oh, mon dieu! pas du tout. Je lui aï passé vingt fimtaisies; il serait plaisant qu'il voulût s'ériger en censeur.
48a LE DIVORCE.
THÉVENIN, àptrt.
C'est pourtant une plaisanterie que je compte ne permettre.
DURVAL.
Savez - vous qu'il a pris très - sérieusement laveo qu^ je lui ai fait de mon amour? (Bas.) Allons, ferme.
LA CITOTSKNE THÉVEVIH.
Cela ne m'étonne pas. L'amour-propre, l'orgueil blessés... M^is n^ m'a-t-il pas rendu tous mes droits en reprenant les siens? Qu ai-je besoin de me justifier, et qme me fait son opinion ? mon cher Dunnl m'aime.
DUBYAL.
Qb ! de toute mon ame.
LA CITOTEKVE THléviVIBr.
Durval est sûr de moi ; que m'importe le reste? Voilà du positif.
DURVAL, lai baisMit les nuiiiM avec tniMport.
Charmante! adorable!
THÉVENIN, à pan.
ph ! oui , et je ne m'en étais pas aperçu.
LA CITOYENNE THÉVEKIN, bo.
I(ous ne sommes pas convenus de tant de gesles,
citoyen.
DURVAL, baf.
Ils donnent de la vérité au discours.
LA CITOYENNE THEVENIN , bu.
A la bonne heure; mais soyez d'une vérité plus calme.