SCENE I
ALVAR , LÉONORE , MARGUERITE , pmiMut
dans le fond, rar le haat des rochen, à droite. LJÉONORE, appuyée sur le bru d^Alrar.
JJescendows dans cet endroit écarté, mon cher Alvar, et respirons un moment.
A L V A R « descendant avec elle.
n *est vrai que nous avons marché....
MARGUERITE
Comme deux amans qui n'ont pas de temps à perdre.
LEONORE
Je suis excédée de fatigue.
5()(> LES EM^IfilQUËS.
MARGUERITE
C'est bien le moment àê penter à cela !
LEON OR £
A quoi jie pense -je point, et que n*ai-je pobti craindre ?
Il me semble au contraire que tout doit vous nssrlrct : ma délicatesse égale mon aumor , «t votre Vertu,...
LiONORE.
Est sous la sauve-garde de llionncur. Ce a'est pas vous que je redoute : vous seul me restez ; je «enis trop malheureuse si je pouvais vous soupçonner.
MARGUERITE
Comptez sur sa probité, même avec les femmes: je me connais en hommes , et fe 'Suis sa caution.
L £ o ir G R K.
Mais , ma bonne « vous voyez et vous fientes Aes choses extraordinaires avec une gaîté....
MA.BGUERITE.
Je vous donne l'exemple de la confiance, et d'ane aimable folie. Comment , vous , jeune et l>ene , vous semblez vous complaire dans la douleur et les regrets! Eh! morbleu , la mélancolie ne va pas à cette figure: la beauté est faite pour le plaisir comme pour Tamour. Jouissons du présent ; laissons les doléances , et vive la joie !
LÉOWORE.
Le présent n'a rien de bien flatteur.