ACTE I, SCENE IV. 5ii
chaleur et nous cacher jusqu'à la nuit. Il ne reste plus qu*à voir si quelque Espagnol ne se serait pas avisé de la même envie.
MICHEL
I)emeurez; je vais m'en assurer.
ROBERT
Je suis en avant, mon lieutenant, et je n'ai plus qu'un saut à faire....
MICHEL
Partout où il y a du danger, j'ai le droit de mardier à votre tête. Mon devoir me l'ordonne, et je lui serai fidèle, ainsi qu'à l'amitié. Attendez- moi ici, je Texige.
( U fleicend avec précaution. ) ROBERT.
Toujours brave.
DUBREUIL
Toujours bon.
ROBERT
Toujours prêt à se sacrifier pour nous.
DUBREUIL
Et nous pour lui.
Par la mort, c'est bien la moindre chose.
• MICHEL, ^ a reprdé partout, «'écrie:
De l'eau, mes amis! de l'eau !
( n bok avidemeot. ) ROBERT, DUBREUIL, DUVAL, LECOURT.
De l'eau! de l'eau!
( lU descendent prédpitamment, et boivent.)
bi'i LES EMPIRIQUES.
O mon Dteti! je te remercie. •Sans cette setueeiiMB
périsssions de soif.
DU«aSU«IL.
Dans un moment eomme eeluî-ci , celle emi ^ut le meilleur vin d'Espagne.
aOBERT.
Pas tout-à-fait, mon camarade; «laîs oa prend or qu'on trouve;
MICHEL
Ce tieu semble tout-à-faît sauvage. Lies'voyigBits . 4ie paraissent pas même ae détourner pour «'y reposer. Je ne vois aucune trace sur le sable
ROBERT
Oui, sauvage, absolument sauvage, mon lieutenant Nous ne pouvions pas mieux tKMiver.
Prenons cependant les précautions qu'exige la prudence. Il faut qu'un de nous monte sur le plus haut de ces rochers, s'y tapisse, et veille exèc^nment ji ce que nous ne soyons pas surpris.
LECOURT
J'y vais, mon lieutenant.
MICHEL
Dans une heure , à peu près , on >e relèvera.
ROBERT
Ma foi, je n'en puis plys : douze heures de marche, sans repos, sans aHmens.
DUVA.L.
Sans armes.