ROBERT, L'AUBERGISTE
ROBERT, 8*esMiyant le visage.
Ah ! je suis excédé , anéanti. Cet homme m'a mis dans un état affreux.
l'aubergiste.
Que d'excuses j'ai à vous faire !
ROBERT
Eh! que m'importent vos excuses? Faire la dépense d'un prince , et être exposé aux insultes d'un goujat !
l'aubergiste.
Il s'est dit malade , et a demandé à vous voir.
(Elle cherche dans les fioles.)
Je crains bien que sa maladie ne me soit funeste. ( // veut se tourner sur sa chaise. ) Aïe ! aïe !
l'aubergiste.
Tenez, voilà qui vous remettra. ( Elle lit l'e/iquette.) Gouttes balsamiques pour les contusions.
ROBERT
Eh! que le diable emporte les gouttes balsamiques !
l'aubergiste.
Quoi, seigneur, votre propre remède!...
ROBERT, se irprtrnant vivement.
Vous avez raison ; je n'étais pas à ce que je disais. Voyons ce remède merveilleux, {./jjar/.^» 3v suis en-
ferre; il faut en ta ter, au hasard de m'empoisonner. ( Il boit y fait d'abord la ffimace^pius vide lajîole.) C'est de Teau-de-vie tout bonnement. Aussi charlatans l'un que l'autre.
l'aubergiste.
Hé bien, seigneur, comment vous trouvez-vous?
ROBERT, MleTant.
Les douleurs sont tout-à-fait dissipées.
l'aubergiste.
Effet étonnant du remède! Voulez-vous que je reste près de vous?
Non. Allez, sans perdre un moment, faire votre plainte à la police ; faites-moi serrer ce maraud entre quatre murailles : vous devez cela à l'honneur de votre maison.
l'aubergiste.
Le conseil est excellent; mon mari va l'exécuter.
ROBERT
Eh! allez donc, et surtout que ce chien d'homme no rentre pas ici.