‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 2)Chapitre 408 sur 417 · MARGUERITE, ALVAR · texte numérisé non relu

MARGUERITE, ALVAR

MARGUERITE

Enfik , l'étonnante , l'importante opération se fait en. ce moment.

ALVA R

Je brûlais d'y être présent , et tu m'as retenu.

MARGUERITE

Je connais les amoureux ; ils sont vifs , et ui| mot inconsidéré pouvait , en éclairant les spectateurs , détruire le charme magique et nos espérances. Mais, comment une jeune personne si timide s'esUelle laissée persuader ?

ALVAR

Elle a marqué d'abord une forte répugnance à s'approcher de si près de ses vénérables ancêtres.

MARGUERITE

Je le crois : pour moi , j'en serais morte de frayeur.

ALVAR

Mais, l'aspect du lieu, qui n'a rien que de très-

§B6 LES ËMPIfllQUES.

ordinaire 4 le calme qui y règne j la certitude de nj rester qu'un moment , et plus encore le désir de Êiirè mon bonheur , iout cela a dissipé ses dégoûts et ses craintes.

MARGUERITE

Ainsi , contre les apparences , et au moment oii ii#us Tespérions le moins, le corrégidor s'est laissé . attendrir pour la première fois de sa vie.

} ALVAR

Et il a signé d'avance un contrat en bonnes formes, portant un dédit de quatre mille pistoles.

MARGUERITE

Vous ferez très-blëii Se iië ^é vous en dessaisir, dir je dôUté ^li^ tôûi l'éUësies WbVfé ëi âl^Ilë, sil eût bien décidément compté sur cette Inéilllfreieliaii'.

ÀLVAR;

Eh vérité , be dénouéiiieht préèii^ité tàë l^vifc et m'étourdit à un point....

kARGltÉfelTt.

Je càiiçois cela , et je pak^tage Vôtre joife. J'ai tôu* jburà beatlbdup àiîtté les dénouémens préci|)ités.

A LV AR

Va, ma chère Marguerite , il n'est pas d^>bistàdes qu'un tendre amant ne surmonte tôt ou tard.

MARGUERITE

C'est ce que j'ai toujours dit. Ld vleillefeô û l'expérience ; la jeunesse a leis grâbes et l'activité.

àliVÀ R.

Aussi, les pères, les tutéiirs feront toujours des ef-

Page 1