ACTE III, SCENE I. i3i
MADAME VBRVAL.
Mais , je le crois.
DUPR£.
. N'épousez pas(Vun jeune homme : ces messieurs s'imaginent qu'une femme est trop heureuse de les posséder , qu elle leur doit tout , qu'ils ne lui doivent rien. De là , le dégoût , l'humeur et la séparation , s'il n'arrive pis encore. Prenez un homme mûr, sensé, réfléchi , qui vous saura gré de la préférence , et qui justifiera par ses procédés....
MADAME VER VAL
Cessons de plaisanter.
Je ne plaisante parbleu pas.
MADAME VERVAL
Revenons. Que pensez-vous de monsieur Dercourt?
DITPRÉ.
Hé!... rien d'extraordinaire.
MADAME VERVAL
Figure heureuse, cependant.
DlîPR É.
Commune.
MADAME VERVAL, avec étoonemnit.
\h ! ah ! Taille svelte.
DIJPR L.
Je l'ai vu en robe de chambre.
MADAME VERV\L.
De la j(»unesse.
or PRÉ.
Pas du tout.
i32 CONTRE-TEMPS SUft CONTRE-TEMPS.
MADAME VERVAL
Quel homme....! De Tesprit, au moins?
DUPRÉ
Pour cela, il ne ma pas mis dans le cas d'en jugor. . Revenons à mon neveu.
MADAME VERVAL. '
Laissons votre neveu , et parlons de monsieur Dercourt.
DUPRE.
Allons , soit , parlons de monsieur Dercourt. Vous lui trouvez de la figure, des grâces, de Tesprit; je n'ai rien vu de tout cela, c'est moi qui ai tort : voilà une affaire arrangée.
MADAME VERVAL, avec hamear.
Sans doute , vous avez tort.
DUPRÉ
jTen conviens ; qu'exigez-vous de plus? Passons au solide : connaissez - vous ses mœurs, sa fortune, ses parents?
MADAME VERVAL
Ses mœurs jusqu'aujourd'hui ont été.... ont été
PUPRÉ.
Équivoques. Mais vous les corrigerez?
MADAME VERVAL, avec haateor.
Je me crois faite à tous égards pour opérer une conversion.
Sans difficulté.... Sa fortune?
MADAME VERVAL
Nulle.