‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 3)Chapitre 123 sur 340 · ACTE 1, SCÈIÏE VI · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCÈIÏE VI

LE MAKQtJIS.

£t quel est le mortel qui ne fût trop heurfetix De vous offrir sa bourse et de combler vos vœux ?

(A part. )

Elle se rend ehfin.

MADAME Dis LtMEUIt.

Ah! si j'osais vous croire^ Que mon sort serait doux.!

LC likARQtiis;

Itoutier de la victoire , Madame , est une erreur....

MADAME: IDE LIMEUIL

Mais ^ vrdimeht , croye2-vous , Que je trouverai grâce aux yeux de mon époux ?

Ll^ MARQUIS.

Quoi , c'est de votr« époux dont vous parlez , madame ?

• MADAME De LIMEUIL.

De qui donc , s'il vous plaît ?

LE MARQUIS, a patt*

^Je croîs que cette femme S'amuSe à mes dépens.

MADAME DE LIMEUIL

Parlez , rassurez^moi :

Soyez mon confident.

LE MAR<2UIS

Ah ! le chânnant enfploi !

Madame de liaieuil.

Vous avez commencé^ finissez votive ouvrage.

* le marquis.

Je ne me inêle pas d'affaires de inéiiage.

i46 ' LA JOUEUSE^

MADA.ME DE LIMEUIL

Vous m'assurez, marquis^ d'un entier dévoûtnent^

LE MARQUIS

Mais... j'ai tout à coup changé de sentiment.

MADAME DE L 1 M E U I L , sérieusement.

Vous prenez, croyez-moi, le parti. le plus sage: Vous auriez tort, monsieur;, d'espérer davantage^ Vos feux sont très-légers, un jour les calmera. Ma note , s'il vous plaît.

LE MARQUIS, à part.

Le jeu me vengera.

( n tire set tabletteé , et remet lyi papier à madame de Limenil. ) MADAME DE LIMEUIL.

Très-inutilement , marquis , je ;v^ous arrête. Au plus tard à midi vous me trouverez prête.

(Le marquis salue y et sort avec Marton.)

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