VALVILLE, DE LIMEUIL, ANGÉLIQUE
DE LIMEUIL
Eh! bonjour, mes chers, mes vrais amis. En tiers dans l'entretien ne pourrais-je être admis? Si je devine juste, en vous trouvant ensemble, Ce n'est pas la froideur qui tous deux vous rassemble :
i56 •LA JOUEUSE,
Les cœurs îndifférens ne se cherchent jamais. Aimez-vous, mes enÊins,yQUS pouvez, désormais, A vos tendres désirs vous livrer sans partage. L'hymen et ses douceurs conviennent à votre âge : Je viens, mon Angélique, en presser le moment. ^ Les jours que nous perdons renaissent rarement. Il faut de ton spnant couronnev la constance, Et par votre bonheur doubler mon existence.
ANGELIQUE
Quoi que vous décidiez, c'est à moi d'obéir.
DE LIMEUI1L,
Ce n'est pas là le mot dont tu dois te servir. Angélique jamais n'a pu craindre son père : Avec un ami tendre on doit être sincère. *
ASTGI^LIQUE.
Ah! vous êtes bien sûr de ma soumission.
DE LIMEUIL
Gela ne suffit pas dans oetté occasion.
Se marier n'est rien, c'est tout que d'être heureuse.
Ta réserve envers moi peut être dangereuse.
Prononce, mon cjj^fant, sans feinte et sans âé^our;
Fais taire le devoir, laisse parler l'amour:
Qu'il décide entre nous... tu garcjes le silence?
Ali'GlÉLIQUE, avec modestie.
C'est vous en dire assez.
DE ^ilMEUIL.
. Ah! mon, impatience ^ Atte^d^it çft aveu.
AirG^LIQUE.
Vous pouviez le prévoir. •