VALVILLE , MARTON , ANGÉLIQUE
M A RT OK , aveic ht plus grande gaité.
Ah ! vous voilà , monsieur... C'est vous, mademoiselle ? J'accours pour vous apprendre une grabde nouvelle. On vous marie, enfin.
VALVILLE, soariaut.
Quoi , sérieusement ?
• MARTOW."
Il n'est rien de* plus sûr : monsieur en un moment Vient de tout ordonner à son homme d'affaires, (c Dépêchez- vous, dit -il, allez chez les notairest..
i6o LA JOUEUSE.
(( Habits, modes, bijoux, équipages nouveaux,
(c Tout cela dans les goûts les plus frais ^ les plus beaut ;
a Courez , n'épargnez rien pour ma 6ile et mbn gendre.»
J'avais tant de plaisir à le voir, à lentendre
Se livrer sans réserve à toute sa bonté.
Que je ne bougeais pas , quoiqu'il m'ait répété
Deux ou trQÎs fois , au moins : Eh ! vardonc^ va leur dire
De me venir trouver.
yÀLVILLE.
Mais, où?
MARTON
c'est pour vous lire Les articles qu'il veut insérer au contrat. Vous pouvez jEivec lui finir sans avocat. Allez, il vous attend. /
VALVILLE
.Où?
MARTON
C'est que sa tendresse Lui rend toute l'ardeur qu'il eut dans sa jeunesse. La gaîté dans le cœur, le plaisir dans les yeux... Ce mariage-là fera bien des heureux.
Mais allez donc , allez.
VALVILLE
J'admirç celte fille.
MARtOIf.
La tête doit tourner à toute la famille.
Pour moi , je n'en ai* plus, je vqus le dis tout qet.
YALVILLE, criant.
Mais, où nous attend-il?