ACTE L SCÈN£ X. a
(Envisageant Julie,) Mademoiselle, son ^rtipHf^ssemeût ne m'étonne plus; ▼oà yeux le justifient.
JULIE
Mes yeuk, monsieur?
VlKRVILLE. '
Je te sais bien bon gré de m'avoir concfoit ici ; mais j'ai à me plaindre tle toi. Comment! tu possèdes un objet charmant, et depuis trois grands moiS ^ue nous nous connaissons, tu mé l'avais caché! Oh, cela n'est pas bien. Madehloiselie , reéévez au nwins l'assurance de mes regrets. On ne peut vous voîi» fens être fâché de ne vous avoir pas vue plus t6t.
JULIE
Monsieur... Ett vérité.... (départ, ) Je ne sài^ qve lui dire, à celui*cl. ..'...
D^ELMO'ïrt, bàsàVervîUe.
TTest-il pas vrai, inon ami, qu'elle est ohahnanle?
VERVILLE
Oui , mon ami , charmante , c'est le mot. Mais je suis peut-être entré au moment ihtéressànt de la cbnversâtioti. Quelque )3laistr qU'ôh ti^oUve auprès de vous, mademoiselle, si je stiis de trop, je iné retire.' 1! est des sacrifices qu^il faut fâire à l'amitié. '
JULIE. '
Mais.... je....
VKR^ILLt:.
Mademoiselle ne répond-elle jiamais que par monosyllabes? Il est bien doux de la voir; mais il faudrait aussi l'entendre^ Serait-ce un excès de timidité qui tiendrait cette jolie bouche fermée? Il faut
a3a i;0»PHEUNE.
Yoiis. jça défaire. J^.^n'ai pas encore de droits bien réels k YOfr^ cpnfi^nce; mais cela viendra dans peu, je l'espère , ef vous n'^,urez plus avec moi cette réserve afifligeante. Allons, ma belle enfant, mettezvous à votre aise : je ne crois pas mon aspect fort in^)06ai>J, , ,
.yQt)^,AV:6z raison, monsieur.
£}le e^st n^ïve , au moins. C'est ime fleur nouveU }ement sortie des mains de la' nature; maisî quia besoiiji d'étr^ .cultivée, HeureuX: le. mortel quç vous jugerez digne d'opérer votre métamorphose ! C'est la ch^re mamaq qui s'est chargée ju3qu'ici de son éducation : je le vois à cet air excessivement décent. Mais , mademoiselle , uii^ pareil précepteur ne vous convient plus : chaque chose a son temps. Vous m'^n^ tendez ?
JNoA, inoi[Ksieur; mais je vais rendre à madame la comtesse d'Elmont ce que vous m'avez fait l'honneur de me dire, et apprendre d'elle la manière dont je dois répondre à des plaisanteries qu'on ne s'était pas encore permises avec moi.