‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 3)Chapitre 224 sur 340 · SCENE IL · texte numérisé non relu

SCENE IL

VERVILLE, D'ELMOin*, PICARD, «d pcuiion.

PICARD

Place , place au seigneur Mercure ! Je me ^uis montré , j'ai parlé , j'ai enlevé. • •

VERVILLE

La jeune personne.,...

a8o L'ORPHELINE.

PICARD

Est à deux cents pas d'ici , docile comme un agneau. Ce n'était pas la peine de prendre tant de précautions. A la première sommation , elle a changé d'équipage , et comme elle n'était accompagnée de personne, que nous n'avons été vus de personne, j'ai renvoyé une partie de son escorte , et nous sommes entrés a Paris à petit bruit , et sans être remarqua.

VERVitLE.

Et qu'a-t-elle dit?

PICARD

Pas un mot : il n'est pas possible de montrer plus de résignation.

VER VILLE

Ni de trouver une fille plus silencieuse.

d'elmont.

Les. grandes douleurs sont toujours concentrées: la sienne a dû s'exhaler....

picard.

Par des signes fort équivoques, en vérité. Quelques soupirs adressés à je ne sais qui ; des gonflemens de poitrine ressemblans à je ne sais quoi. ^

d'elmcwt.

Et c'en est assez pour m'alarmer. A qui aurait-elle confié sa peine ? A ceux qui auraient eu la cruauté d'en jouir ? O ma chère Julie ! que je me sens c^u- ])abl&en pensant'à l'état où tu dois être!... Je suis décidé....

VERVILLE

A quoi?

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