‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 3)Chapitre 232 sur 340 · IX · texte numérisé non relu

IX

ago L'ORPHELINE.

VALBOURG.

Monsieur, je n'en suis pas surpris. La jeunesse est inconsidérée. Mais ne soyez pas plus sévère envers vous que je ne veux l'être moi-même. Madame la comtesse vous a dit tout ce qu'elle devait vous dire ; oublions le passé, et embrassez-moi^ mon gendre.

JULIE

Tu vois comme mon père est bon. Console-toi, mon ami , et sois toujours mon frère, jusqu'à ce que tu deviennes mon mari.

d'elmont.

Ce titre précieux est-il fait pour moi ?

JULIE

Oui, puisque tu m'aimes, et que tu me promets d'être sage.

d'elmont.

J'en fais serment entre tes mains. C'est en t'adorant toute ma vie que j'expierai des forfaits....

JULIE

Oh! je t'en prie, ne me parle plus de cela. Mon père oublie tout : je l'oublie dç même. Sois heureux, . mon petit frère; je souffrirais de te voir souffrir encore.

d'elmont.

Ah! ma mère! ah! monsieur! ah! ma Julie!

Je ne sais comment exprimer Qu'il est doux de

suivre la vertu , et de lui devoir son bonheur! Non? je n'aurai plus une pensée que je ne la confie à ces

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