‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 3)Chapitre 26 sur 340 · EN UN ACTE ET EN VERS · texte numérisé non relu

EN UN ACTE ET EN VERS

48 LE JALOUX CORRKJÉ.

Je partage et j'admire un succès si rapide. Tubleu ! ce n'est pas nous qu'une femme intimide. Quelle vivacité dans nos galans exploits! Nous paraissons à peine , et l'on subit nos lois.

VALÈRE

Pas tout-à-fait encore.

FRONTIW.

Elle fait l'inhumaine !

Je vous le disais, bien : ce n'était pas la peine De venir de si loin braver son vieux jaloux. Nous pouvions aussi bien l'adorer de chez nous. Et

VA-LÈRE

Ce n'est pas cela.

, FRONTIN

Que faut-il que je pense?

Mettez-moi tout au moins dans votre confidence : Si j'ai pu me tromper en vous croyant vainqueur. Ai -je tort, dites-moi, de croire à sa rigueur?

VALÈRE

Roséide , Frontin , me voit avec tendresse , Et se croit mon amie, et non pas ma maîtresse. De l'amour dans son sein je vois naître les feux. Finette cache en moi l'amant le plus heureux. Depuis deux mois entiers j'adorais Roséide ; L'amour m'a seul conduit , il m'a servi de guide.

FRONTIN

Quel plaisir, n'est-ce pas, de tromper un jaloux Qui croît à la vertu, bien moins qu'à ses verroux!

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