‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 3)Chapitre 265 sur 340 · ACTE I, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE I

qui l'ai fait ce qu'il est? Je Ions recommandé à nos pratiques , parce que je l'î ons rei;onnu de l'intelligence , et qu'il est porteui' d'une figure qui annonce de l'honnêteté. Vous étiez tombés ici comme des nues. Charles pleurait sur vous, vous pleuriez sur vot'enfant; j'ons vu vos larmes, etjevous ons recueilli tous trois. Ce n'est pas un reproche , au moins j'ons trouvé du plaisir à ça. J'avons dit : V sont trois et je sommes seul ; ils ont besoin , et je ne manquons de rien ; les riches les repoussent; eh ben , morguène je les aiderons, i' me devront leux pain, et j'en ferom d's'amis. Au lieu de répondre à ce que j'attendions vous soufTrez, Caroline, vous soupirez devant moi. et vous vous taisez ! Vous ne m'aimez pas ; non , vous ne m'aimez pas.

CAROLINE

Ah! Bazile, je ne vous aime pas! Et se passe-t-il un seul jour que je ne vous parle de ma reconnaissance?

BAZILE

Oui , vous m'en parlez ; mais vous ne me la prouvez pas. Ce silence....

CAROLinr.

Peut être agréable à mon époux. Son nouveau métier..,.

BAZILE

Hé ben, son métier? Croyez -vous qu'il d'shonore donc? Tout métier qui nourrit son maître, et qui ne coûte rien à la conscience, est un métier qu'on peut faire et avouer sans honte.

bouille du papier , pemiant six mois , pour prouver à la cour que Charles était bien et dûment mort. Cependant, comme il connaissait le déiîint et son domicile , il lui fît signifier l'arrêt de la chambre , avec invitation de l'aller payer sans délai, à peine d'y être contraint par corps. Charles, tout mort qu'il était, fut en personne payer le procureur, afin de ne plus entendre parler de tous les coquins à qui il avait eu affaire dans ce malheureux procès.

Voilà comme on rendait la justice en 1 78g.

PERSONNAGES

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