‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 3)Chapitre 28 sur 340 · SCENE IL 5f · texte numérisé non relu

SCENE IL 5f

Et rire des efforts d'un jeune suborneur.

Mais on exige ici qu'un mari soit facile,

Et, pour plaire au public, il faut être imbécille.

Oh! nous verrons , parbleu !... Que &ites-^vous ici?

Un argus vigilant ne trotte pas ainsi.

VALÈllE.

Mais.... je cherche un endroit obscur et solitaire , Où, conduite par moi, dans l'ombre du mystère. Votre épouse , docile à mes instructions. Combatte avec succès le feu des passions; Des principes du temps démêle l'imposture. Et puise des leçons au sein de la nature. La campagne est pour nous Tinifige du bonheur; La paix qu'on y respire apporte au fond du cœur Ce calme heureux et doux qui répand dans notre ame...

KICAIYDRE.

Ces lieux sont trop suivis pour une jeune femme. En cet endroit on goûte un* air vif et plus pur. Le plus près du logis est toujours le plus sûr. Rentrez , et gardez-vous de quitter Roseide.

YAI.ÈRE.

Vous serez satisfait.

mCAKDRE.

Mais..^. je vous crois timide*

YALàRE.

Point du tout.

mCANDRE.

En public il faut de la douceur ; Mais dans le téte-à-téte ayez de la vigueur.

5a LE JALOUX CORRIGÉ.

VALÈRE

Oh ! j'en ai.

Soyez sourde à son touchant langage :

Elle .vous séduirait. On est faible à votre âge. Tai composé moi-même exprès un règlement. Il faut de point en point le suivre aveuglément; En bien saisir Fesprit , le relire sans cesse. On vient : ne sortez plus d'avec votre maîtresse.

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