‹ Œuvres complètes de Pigault Lebrun (volume 3)Chapitre 332 sur 340 · SCÈNE XIV. 5i · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV. 5i

heur, et peut-être ma vie; ra*is je me serai immolé à ce que j'aime.

MARTON

Non, monsieur, on ne meurt pas d'amour, et, à votre âge, -on est heureux, quand on veut l'être. Céder à une femme attendrie et suppHaate!

AUGU$>TE.

Que poijvais-je faire?

MARTOIC.

Son bonheur.

AUGUSTE

Hé! comment?

MARTON. 0

£n la forçant à renoncer à un mariage de raisoa , pour épouser Auguste qu'elle aime «quoiqu'elle veuille

se le dissimuler.

AUGUSTE

Elle m'aime, dis-tu Elle m'aime ♦

MARTON

Il faut être aussi modeste pour ne pas s'en apercevoir, et aussi enfant pour n'en pas profiter.

AUGU:STK.

Marton y ma fidçle Marton , ma^eule , mon unique amie, éclaire-moi, conseille moi, conduis-moi. Tu me rends à la vie,: en me rendant à l'espoir; dis-moi, que dois-je faire pour,.^.

MARTON

Déclarez tout à monsieur Mondor, peignez-lui votre amour, votre douleur; laissez entrevoir que vous êtes payé dq piqs tçndre retour.

5ao L'AMOUR ET LA

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