‹ Œuvres complètes de Racine (volume 2)Chapitre 149 sur 154 · EavoupîTiEfTiâryi upe^ÊÛTt · texte numérisé non relu

EavoupîTiEfTiâryi upe^ÊÛTt

• Nec statiic ptagis letalibus appetebantur, ne accelerata morte cito criperontur cruciatibus.

** Quo diutius morereatur et miscrius.

D'ALEXANDRIE. 4r.7

Denise,' cette mère féconde en enfants, mais qui ne préféra pas l'amour de ses enfants ;'i l'amour qu'elle avoit pour Dieu; et une autre femme que Ton nommoit encore Ammonarie. ^ Comme le juge étoit tout honteux d'avoir exercé en vain tant de cruautés, et qu'il rouf;issoit de se voir vaincu par des femmes, ces trois dernières ne passèrent point par les tourments mais il les fit tout d'un coup mourir par le fer. Aussi leur illustre conductrice, la généreuse Ammonarie, avoitété assez tourmentée pourtoutesles autres ,

Ensuite Héron, Ateret Isidore, quiét.oient tous trois d'Egypte, furent livi-és en jugement avec un jeune enfant de quinze ans, nommé Dioscore.' Le juge voulut commencer par ce dernier; et croyant qu'il se laisseroit facilement surprendre ou intimider, il tenta d'abord de le persuader par de beaux discours, et enfin de le forcer par les supplices ; mais Dioscore ne se laissa ni tromper ni vaincre. Quant aux autres, après qu'il les eut fait mettre tout en sang, voyant qu'ils demeuroient toujours fermes, il les fît aussi jeter au feu. Mais, pour revenir à Dioscore, s'étant fait admirer de tout le monde, et ayant répondu avec une extraordinaire sagesse à toutes les demandes qu'on lui faisoit, le juge, qui ne pouvoit s'empêcher lui-même de l'admirer, le laissa aller disant qii'i>n considération de son ;"ige il lui vouloitencore donner du temps pour se repentir. Et maintenant cet invincible soldat de Jésus-Christ est avec nous, ayant été réservé pour soutenir un combat plus long, et pour remporter une couronne plus suljlime et plus glorieuse.*

Il y eut un autre chrétien qui étoit aussi d'Egypte, et qu'on nommoit Némésien, lequel fut faussement accusé comme un compagnon de voleurs. Mais s'étant purgé, en présence de son centenier,'* d'une calomnie qui lui avoit été imposée avec si peu de fondement, on le déféra ensuite comme chrétien, et on l'amena lié et enchaîné devant le proconsul, ° qui, par une extrême

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