I. En
en arrivant an delà dn Rhin, ce qu'il y avoit à faire, il lui répondit qu'il falloit faire ce que César avoit fait en Espagne conire les lieutenants de Pompée : c'est-à-dire faire périr l'armée de Monsieur de Hade, en lui toupant les vivres et les fourrages. M. de noulllcrs fut de son avis. M. de Choiseul dit : « Cela me passe. » La chose anroit pourtant pu être exécutée, mais les nouvelles d'Italie lirent prendre d'anUTs résolutions.
Il assure que les prisonniers ont dit que si on eût pris le parti de bloquer Monsieur de Bade dans Ilailbron, ce général avoit résolu de commencer par égorger tous les chevaux de son armée.
On ' avoit fort négligé Brest sur de faux avis du roi d'Angleterre. Cependant l'armée navale y éloit en fort grand péril. Vauban représenta ce danger au Roi, après le départ de M. de Tourville, lequel de son côté demandoit au moins vingt mille honnnes pour le garder. On résolut donc de l'en faire sortir, et de l'envoyer au cap Saint-Vincent.
Négociation de Piémont. C'est xMonsieur de Savoye qui le premier a fait des propositions d'accommodement. Et l'on dit que c'étoit pour sauver son pays, qui alloit être ravagé.