Siri, tome XI, p. S3'J. (Iknvoi de la main de Racine
cédées; et de là viiil cL'lle iiiiniilié qu'elle eut toujours depuis contre la France.
La duchesse de Mantoue en usa de même, parce qu'on ne lui paya plus sa p-snsion.
Ces sortes de manquements de parole que les rois font à des particuliers leur sont quelquefois rendus avec de grosses usures.
Les Ilollandois' n'ont aucune religion, et ne connoissent de dieu qut; leur iulérèt. Leurs propres écrivains confessent que dans le Japon, où l'on punit des plus cruels supplices tout ce qu'on y trouve de chrétiens, il suffit de se dire Ilollandois pour être en sûreté; et lorsqu'ils approchoient des côtes de ce royaume, le premier soin de leurs capitaines de vaisseau étoit de cacher jusqu'aux monnoies où la croix étoit empreinte.
La ville d'Amsterdam étoit celle qui avoit le plus conspiré à faire un traité séparé avec l'Espagne, dans l'envie d'atlirer à elle tout le commerce d'Espagne durant la guerre entre les deux couronnes, et d'en priver les marcliands françois; et ce fut là le principal but des Ilollandois.
Les privilèges dont les Hollandois jouissoient en France n'étoieut fondés que sur les traités de confédération qu'ils avoient violés.
La haine qu'ils avoient contre les Portugais, et les hostilités mêmes qui s'exerçoient de part et d'autre dans le Brésil, n'avoient pu faire résoudre les étals à rompre ouvertement avec le Portugal , pour n'être pas privés du commerce de ce royaume , qui auroit passé en d'autres mains. En ce temps-là même, c'est-à-dire en l6Zi8, ils apprirent la défaite entière de leurs troupes dans le Brésil.
i. Siri, tome XIII, p. 345. (Racine.)
Brasset, clans ce même temps, négocie à la Haye pour la paix entre le Portugal et les états. La compagnie des Indes, insolente dans la prospérité et basse dans l'adversité, demande la paix; mais les états croient qu"il y va de leur honneur.
La France avoit intérêt à cette paix dans le Brésil, afin que les Portugais n'eussent plus d'ennemis que les Espagnols.
Les Hollandois, aussitôt après qu'ils eurent traité avec l'Espagne, envoyèrent des ministres dans les terres qui leur étoient cédées, et en firent chasser rigoureusement les ecclésiastiques, sans que les Espagnols osassent protéger le moins du monde les catholiques.
Brasset, après le traité des Hollandois avec l'Espagne, leur déclara, de la part de la Reine, qu'elle ne pouvoit plus observer le traité de marine fait avec eux en 16/16, par lequel ils pouvoient porter sur leurs vaisseaux des blés et autres denrées aux Espagnols.
Hs auroient voulu que toute l'Europe fût en guerre lorsqu'ils se virent en paix avec l'Espagne ; et quelques-uns d'entre eux n'osèrent accepter la commission de plénipotentiaires à Munster, de peur que si la paix générale venoit à se faire, ils n'en fussent blâmés par les états.
Le commandeur de Souvray vint en ce temps-là 'à la . Haye en qualité d'ambassadeur extraordinaire du grand maître de Malte, pour demander la restitution des comniauderies usurpées par les Hollandois. Les états déclarèrent qu'ils ne reconnoissoient point le grand maître, et par conséquent qu'ils ne reconnoissoient point Souvi'ay i)our ambassadeur. Grand nombre de chevaliers vouloient
i. 19 sept. 1648. {Kote de Racine.)
qu'on s'eiiiparàl clos vaisseaux lioUauilois qu'on trouveroit dans la Méditerranée. Mais les autres, plus modérés, furent d'avis ,de remettre à un autre temps à prendre leur résolution, pour ne pas s'engager dans une guerre dont ils ne sortiroient pas quand ils voudroient.
Charnacé' fut le premier qui traita d'Altesse le capitaine général des Provinces-Unies.
D'Avaux et la Thuillerie étant à Venise ne donnèrent jamais l'Excellence aux ambassadeurs des états, quoiqu'ils leur donnassent la main chez eux.
Plaintes- des plénipotentiaires de France contre les demandes des Iloilandois, qui vouloient qu'on les traitât de ])air avec Venise. V. leur naissance et leur élévation. ' 11 y a dans les traités de confédération une lettre du comte d'Estrade aux états, 17 février 1G45, par laquelle il les assure que le Roi consent que leurs ambassadeurs soient traités comme ceux de Venise.
Les plénipotentiaires, dans le traité de lôkli, ne vouloient point mettre « les Seif/nairs états généraux». Mais voyant qu'il en faudroit venir à une rupture, ils consentirent de le mettre en deux endroits, d'autant plus qu'il étoit dans le traité de l(53Zi et dans celui de KUO, où même ils sont qualifiés hauls et puissants Seigneurs dans une déclaration où le Pioi parle. Dans d'autres traités, on dit : Messieurs. Il n'y avoit point Seii/iieurs en aucun endroit du traité de 1(335.
Le droit de cinquante francs par tonneau, autrement appelé droit de fret, est un droit que tout vaisseau étranger paye au sortir des ports de France , soit qu'il sorte