RÉFLEXIONS PIEUSES
tira juger, s'il a été si terrible étant près d'être jugé!
Jean, c. xix, v. 9. Responsum non dédit ei.^ Il lui en avoit assez dit, en lui disant que son royaume n'étoit pas de ce monde; et d'ailleurs Pilate, en faisant maltraiter un homme qu'il croyoit innocent, s'étoit rendu indigne qu'on l'éclairclt davantage : ne s'étoit-il pas même rendu indigne que Jésus-Christ lui répondit maintenant, lui qui, lui ayant demandé ce que c'étoit que la vérité, n'avoit pas daigné attendre la réponse ? Les gens qui ont négligé de savoir la vérité, quand ils la pouvoient apprendre, ne retrouvent pas toujours l'occasion qu'ils ont perdue.
Nescis quia potestatem luiheo, etc.,^ id., ibid., v. 10. Puisqu'il est en son pouvoir de le sauver, il se reconnoît donc coupable de sa mort, à laquelle il ne souscrit que par une lâche complaisance.
Non habemus regem, etc.,' idem, v. 15. Les Juifs reconnoissent donc que le temps du Messie est venu, puisque le sceptre n'est plus dans Juda; et en même temps ils renoncent à la promesse du Messie.
Quod scripsi, scripsi.'' Id., v. 22. C'étoit comme la sentence du juge, à laquelle on nepouvoit plus rien changer. D'ailleurs Philon a remarqué que Pilate éloit d'un esprit inflexible. Dieu se sert de tout cela pour faire triompher la vérité en dépit des Juifs.
Miscrunt sortnn in restrm vteamJ Id., v. 24. Cette tunique qui n'est point déchirée, est l'unité qu'on ne doit jamais rompre.