Même source que le fragment précédent, p
4. l'oilette pour palette. • J'eusse été ravie, dit M"" de Sévigné, de me faire tirer trois poilettes de sang. i> — « Palette, dit Furetière, vient de poeliette. »
disposé qu'il témoigne plus craindre le retour de la santé que la fin de sa vie. «Je n'ai Jamais eu la force de faire péiiilence, disoitil confidemment le dernier jour à une personne. Quel avantage pour moi que Dieu m'ait fait la miséricorde de me donner celleci! » Il est tout plein de semblables sentiments. Il lui en échappe quelques-uns quand il sent près de lui quelqu'un de confiance. Je le recommande, Monsieur, très-instamment à vos prières. Tout Paris prend grande part à son danger, comme toute la cour; et tout le monde souhaite passionnément sa conservation. Il est dans une réputation de candeur, de droiture, de probité, qui le rend plus précieu.x à ses amis et aux honnêtes gens que son bel esprit Son gendre et sa sœur, >!"' de Moramber, sont sans cesse à le servir avec son fils et son épouse, et tous se surpassent chacun en sa manière.
Ce 55 mars, vers le soir.
Je sors de chez le pauvre M. Racine. On le trouve toujours en danger, quoique les accidents diminuent : je crains beaucoup la fin. Elle peut n'être pas si proche; mais, selon les apparences, elle sera triste pour nous. 11 est entre les mains de celui qui deduciC ad inferos et reducil, qui eripil de porlis morlis, qui dixii populo suo : « Ego sum Doininus, sanalor luus », et de qui saint Augustin dit : Omnipolenli medico nikil est insanabile. Il est le Seigneur tout-puissant et le médecin tout-puissant aussi. Rien donc n'est hors de son pouvoir. .Nulle maladie n'est incurable pour lui : il n'y a qu'à l'adorer et à le laisser faire.