Morte le \i avril 1087. Voyez tome VI, p
3. 11 semble qu'au lieu de trente-neuf voix, Boileau devait dire trentehuit. (D»l'NOU.)
4. 11 Comme je peux, puisque ce ne peut être comme je voudrois. s Citation un peu altérée du vers 806 de VAndrienne de Tcrence.
5. Neveu de Boileau, qui fut plus tard, en 1092, commissaire des guerres. Jérôme Manchon, baclielier en théologie de la faculté de Pariî, naquit en 1C61 et vivait encore en 1712.
0. Voyez plus loin, p. 51, une note de Borriat-Saiat-Prix sur Marchand.
RACINE A BOILEAL'.
A Paris, ce 4 août [1687|.
Je suis ravi des bonnes espérances que l'on continue de vous donner, et du soulagement que vous ressentez déjà à votre poitrine. Je ne doute pas que la difficulté de parler ne soit encore plus aisée à guérir que la difficulté de respirer. Je n'ai point encore vu M. Fagon depuis que j'ai reçu de vos nouvelles; oui bien M. Daquin,= qui trouve fcrt étrange que vous ne vous soyez pas mis entre les mains de M. des Trapières : il est bien en peine même qui peut vous avoir adressé à M. Bourdier. Je jugeai à propos, tant il étoit en colère, de ne lui pas dire un mot de M. Fagon. J'ai fait le voyage de Maintenon, et suis fort content des ouvrages que j'y ai vus ; ils sont prodigieux, et dignes, en vérité, de la magnificence du roi. Il y en a encore, dit-on, pour deux ans. Les arcades qui doivent joindre les deux montagnes vis-à-vis de Maintenon sont presque faites : il y en a qnaranle-huit ; elles sont fort hautes et bâties pour l'éternité. Je voudrois qu'on eût autant d'eau à faire passer dessus qu'elles sont capables d'en porter. 11 y a là près de trente mille hommes qui travaillent, tous gens bien faits, et qui, si la guerre