‹ Œuvres complètes de RacineChapitre 241 sur 249 · ADDITIONS ET CORRECTIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS ET CORRECTIONS

Tome II , p. 3SS, ligne 8, au lieu de : Querat, lisez : Guéret, auteur de la Promenade de Saint-Cloud.

Tome V, p. LIX, à la deuxième ligne de l'acte de baptême, au lieu de : tenu sur les fonts, lisez : levé sur les fonts.

Ibid.. p. 13, aux pièces dont la légende biblique d'Estlior a fourni le sujet, ajoutez celle-ci :

La Heine Esther, tragédie provençale, reproduction de l'édition unique de 1774, avec introduction et notes, par Ernest Sabatier. Kimes, 1877. Pet. in-8 écu de xli et 83 pag.

La Trayediou de la Reine Esther, on patois provençal-comtadin (dialecte du comtat Venaissin) n'a été mentionnée par aucun bibliographe. On n'en connaît que deux exemplaires dont l'un est incomplet du titre; cette pièce peut donc être classée parmi les curiosités dramatiques de premier ordre. Cette tragédie, composée à la fin du xvii' siècle par Mardochée Aslruc, rabbin de l'Ilc-sur-Sorgue, fut retouchée, remaniée et mise en ordre définitif ])ar Jacob deLunel, rabbin de Carpontras, en 1774. Cette tragédie était solennellement jouée tous les ans, à Carpentras, dans le quartier juif, devant la place de la Jlcssilah, le jour de Pourim, après le repas du soir. L'Introduction de M. Sabatier est très-intéressante, en ce qu'elle place la tragédie dans son véritable cadre historique; c'était en quelque sorte une protestation des Juifs du comtat Venaissin contre l'ostracisme et les persécutions do la population, qui les accusait d'usure, de prostitution et de magie, et aussi contre les vexations de toutes sortes du vice-légat qui de temps à autre les parquait comme des bêtes fauves dans les carrières d'Avignon, de CavaiUon, de Tlsle et de Carpentras, dont des sergents gardaient les issues. Cet état de conflits perpétuels dura jusqu'en 1790; l'Assemblée du comtat Venaissin, adhérant à la Déclaration des Droits de l'Homme, accorda enfin aux Juifs les droits civils; la tragédie d'Esther cessa alors d'être représentée dans les Juiveries de la province. Si on considère cette pièce au point de vue philologique, elle peut fournir des renseignements utiles pour l'étude des patois. On remarque au commencement du troisième acte certains passages dans lesquels les conspirateurs, pour déguiser leur complot, se servent d'un jargon bizarre assez semblable i l'italien des Matassins ou des Turcs de Molière.

Ibid., p. 33(', notel, nous disons que le manuscrit de l'ode tirée du psaume XVII ne se trouve plus à la Bibliothèque nationale. Il s'y est retrouvé.

Tome VIII, p. 236, dans la date de la lettre XLV, au lieu de : 1C7S, lisez :

Ibid. p. 243, dans la date de la lettre XLVIII, au lieu dej 1798, lisez:

Ibid,, p. 501, ligne 7, au lieu de : elle ne craint pas, lises : elle ne crait pas (elle ne croit pas qu'il soit malheureux.)

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