‹ Œuvres complètes de RacineChapitre 61 sur 249 · Pontchartrain · texte numérisé non relu

Pontchartrain

êtes portant en fort bonnes mains, puisijue M. de Cie ' a promis de vous faire payer. C'est le plus honnête homme qui se soit jamais mêlé de llnaiices. Mes coniplimcnls à M. de La Chapelle.

XWIII.-

R A CINE A r.Oir.EAU.

Au camp près de Namur, le 15 juin [1002).

Je ne vous ai point écrit sur l'attaque d'avant-hier ; je suis accablé de lettres qu'il me faut écrire à des gens beaucoup moins raisonnables que vous, et à qui il faut faire des réponses bien malgré moi. Je crois que vous n'aurez pas manqué de relations. Ainsi, sans entrer dans des détails ennuyeux, je vous manderai succinctement ce qui m'a le plus frappé dans cette action. Comme la garnison est au moins de six mille hommes, le roi avoit pris de fort grandes précautions pour ne jias manquer son entreprise. Il s'agissoit de leur enlever une redoute et un retranchement de plus de quatre cents toises de long, d'où il sera fort facile de foudroyer le reste de leurs ouvrages, cette redoute étant au plus haut de la montagne, et par conséquent pouvant commander aux ouvrages à cornes qui couvrent le château de ce côté-là. Ainsi le roi, outre les sept bataillons de tranchée, avoit commandé deux cents de ses mousquetaires, cent cinquante grenadiers à cheval, et quatorze compagnies d'autres grena-

1. C'était un employé principal des finances qui rendit service à Boileau.

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