‹ Œuvres complètes de RacineChapitre 87 sur 249 · XL · texte numérisé non relu

XL

liOILEALI A RACINE.

Paris, jeudi au soir [18 juin 1093].

Je ne saurois, mon cher monsieur, vous exprimer ma surprise; et, quoique j'eusse les plus grandes espérances du monde, je ne laissois pas encore de me défier de la fortune de monsieur le doyen.* C'est vous qui avez tout fait, puisque c'est à vous que nous devons l'heureuse protection de M""" de Maintenon. Tout mon embarras maintenant est de savoir comment je m'acquitterai de tant d'obligations que je vous ai. Je vous écris ceci de chez M. Dongois le greffier, qui est sincèrement transporté de joie, aussi bien que toute notre famille; et, de l'humeur dont je vous connois, je suis sûr que vous seriez ravi vous-même de voir combien d'un seul coup vous avez fait d'heureux. Adieu, mon cher monsieur, croyez qu'il n'y a personne qui vous aime plus sincèrement ni par plus de raisons que moi. Témoignez bien à M. de Cavoie la joie que j'ai de sa joie,' et à Mgr de Luxembourg mes profonds respects. Je vous donne le bonsoir, et suis, autant que je le dois, tout à vous.

Despréaux.

Je viens d'envoyer chez M""' Racine.

1. L'autographe était à la Bibliothèque du Louvre, où M. Mesnard l'a consulté. Cette lettre fait partie du recueil de Louis Racine, p. '221.

2. L'abbé Jacques Boilcau fut reçu clianoine le 13 janvier 1094. {Higistre de la Sainte-Cliapelle.)

3. Cavoie avait eu une audience de Louis XIV, qui lui avait promis le collier de l'ordre, promesse qui ne fut pas accomplie. i,Dacnou.)

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