‹ Œuvres complètes de Regnier: revues sur les éditions originales avecChapitre 13 sur 74 · XXII PREFACE · texte numérisé non relu

XXII PREFACE

dant paraissent lui appartenir, les vers pour Monsieur le Dauphin (page iqS de mon édition) et la pièce qui commence ainsi : Encor que ton oeil soit esteint (page 374 de rédition £. de B.).

g* Œuvres de Régnier, Edition Louis Lacour, Paris^ Académie des Bibliophiles, 1867, in-8.

Cette édition, au-dessus de tout éloge sous le rapport typographique, est en outre une bonne édition. Au texte de i6i3, qu'elle reproduit un peu trop scrupuleusement peut-être, on a joint les variantes des éditions précédentes, et ce qu*ily a de meilleur parmi les pièces recueillies par les divers éditeurs de Régnier.

En somme, Toeruvre authentique de Régnier ne se compose guère que des pièces qui figurent dans l'édition de 161 3. Mais il est presque certain que plusieurs de celles qu'on lui attribue sont réellement de lui. Régnier ne paraît pas s'être beaucoup préoccupé du soin de présenter ses oeuvres au public. Les éditions successives qui en ont été faites de son vivant de« viennent plus fautives à mesure qu'elles se multiplient, et ne présentent pas une variante, pas une correction d'auteur. Il est probable qu'il ne se souciait pas plus de ses pièces inédites que de celles qu'il avait publiées

Le grand hautrd à^estrt cocu ksfaschu Si je Te suis et ^ point ne le s^ache^ Innocent stâs ; or tous les innocent Seront sauves^ y en aat*4l cinf cinq ctrn»

Si malgré moy je fuis voir et sentir S^ue Von mefeàt cocu, je stâs martir ; Les bons martirs, si Pon a oit rEcrititre^ L'ont en gloire, et moy donc par droitun.

Regardé donc à je ne siàtpas si^e D^avtùr au âel assigné mon partage^ Slue fussa-tUy pour le bien qu^U me sembk^

J'ai rapporté cette pièce en entier, parce que c'est une de meilleures } mais ce n'est pas là du Régnier.

PRÉFACE. XXXn

Il dut en circuler un certain nombre, et celles qu'on lui attribue dans des recueils manuscrits ou imprimés à peu près contemporains sont probablement sorties de sa plume. Ajoutons que certaines de ces pièces ne pouvaient absolument pas être avouées , même par Régnier.

On comprend combien il est dîflBcile de déterminer quelles sont, dans les pièces attribuées à Régnier, celles qui lui appartiennent. C*est une affaire de sentiment et de goût , pour laquelle faime mieux m'en rapporter au lecteur qu'à moi-même. J'ai donc pris le seul parti que j'avais à prendre : Je donne toutes les pièces recueillies par les précédents éditeurs , et même un peu plus ^. On trouvera dans les notes l'indication des sources.

J'aurais pu donner quelques morceaux encore qui me paraissent être très-certamement de Régnier. J'ai cru devoir m'en abstenir par respect pour le lecteur. J'ai laissé trois pièces dans les Délices satyriques *, où M. Ed. Trîcolôl les a découvertes * , et une ode inédite, pleine d'une verve endiablée, dans le manuscrit 884 fonds français, à la Bibliothèque impériale *.

J'ai reproduit le Combat de Régnier et de Berteloty qu'on attribue à Sigbgnes, pour les raisons que j'ai déjà fait connaître. Mais j'ai dû laisser de côté deux pièces dédiées à Régnier. L'une se trouve dans l'édition de ses Œuvres, 16 16, fol. i5o v®, et l'autre dans les Délices satyriques j p. 411-417.

Pour les pièces publiées au vivant de Régnier , j'ai

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