‹ Œuvres complètes de Rollin avec notes et éclaircissements sur les sciences, les arts, l'industrie et le commerce des anciensChapitre 108 sur 298 · Parallèle des raaui violenlsel dea maladies de langueur · texte numérisé non relu

Parallèle des raaui violenlsel dea maladies de langueur

« Il est vrai qu’elle n’a pas souffert de ces r cruelles pointes de douleurs qui percent le « corps, qui déchirent l’àme, cl qui épuisent « en un moment toute la constance d'un ma- « lade... Mais si la miséricorde de Dieu a « adouci la rigueur de sa pénitence , sa jusr lice en a augmenté la durée; et il n’a pas « fallu moins de force à soutenir cette longue « épreuve que si elle avait été plus courte et « plus rigoureuse.

r En effet , dant les maux violents la na- « ture se recueille tout entière, le cœur se < munit de toute sa constance; on sent beau- « coup moins à force de trop sentir; et si l’on « souffre beaucoup, on a toujours la conso- « lalion d'espérer qu’on ne souffrira pas longr temps. Mais les maladies de langueur sont « d'autant plus rudes que l'on n'en prévoit « pas la (In. Il faut supporter et les maux , et « les remèdes , aussi fâcheux que les maux « mêmes. La nature est tous les jours plus r accablée ; les forces diminuent à tous mo- « ments , et la patience s’affaiblit aussi bien « que celui qui souffre. »

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