‹ Œuvres complètes de Rollin avec notes et éclaircissements sur les sciences, les arts, l'industrie et le commerce des anciensChapitre 30 sur 298 · A MAXIME · texte numérisé non relu

A MAXIME

« Ces jours passés, la maladie d'un de mes « amis me Bt faire cette réflexion, que nous « sommes fort gens de bien quand nous som- « mes malades Car quel esl le malade que « l'avarice ou l’ambition tourmente? Il n’est « plus enivré d’amour, entêté d honneurs. Il « néglige le bien, et compte toujours avoir a assez du peu qu'il se voit sur le point de « quitter. Il croit des dieux, et il se souvient « qu’il est homme. Il n'envie, il n’admire, il « ne méprise la fortune de personne. Lesmé- « disancesnelui font ni impression ni plaisir. « Toute son imagination n’est occupée que « de bains et de fontaines. Tout ce qu’il se « propose, s’il en peut échapper, c'est de « mener â l’avenir une vie douce et tran- « quille, une vie innocente et heureuse. Je « puis donc nous faire ici à tous deux en peu < de mots une leçon dont les philosophes « font des volumes entiers. Persévérons a être « tels pendant la santé que nous nous pro- « posons de devenir quand nous sommes ma- « Indes Adieu.

Au lieu de réflexions sur celte lettre, j’en ajouterai une autre qui m'a paru fort belle et fort intéressante : elle terminera ce petit recueil.

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