‹ Œuvres complètes de Saint-Just: avec une introduction et des notes,par Charles VellayChapitre 32 sur 150 · CHANT XX · texte numérisé non relu

CHANT XX

Des préparaiif's du Siège de Paris ; d'un assaut livré par les Infidèles ^ et de V étrange destinée du saint Archevêque Turpin.

Oh! quA7'0uet a montré de génie, En célébrant dans son ouvrage pie Un âne dur, un âne vigoureux!

Moyen c'était d'intéresser les Belles.

Homère ennuie avec ses demi-Dieux, Et Briséïs eut peut-être aimé mieux Cet âne fier, aux deux brillantes ailes, Ou le baudet qui Nicette suivit, ■ Que ce Héros qui les Troyens occit.

D'autres pourront, dans une autre Enéide, Ressusciter TAusonie et TAulide ; Mais j'aime mieux mon Héros gris vêtu, Que ces Héros boursouflés de vertu.

J'eusse mieux fait de chanter et de boire.

Que vous conter ces funestes revers, Et vous mener, ivres comme Grégoire, Au Ciel, au Diable, à la Lune, aux Enfers.

Mais puisqu'enfin j'en ai fait la folie, Jusques au bout suivons cette saillie.

Le Jloi de Saxe et celui des Alains Bloquaient Paris, ses tendrons, et ses Saints; Une forêt de lances infidèles.

OllGANT 20:)

A Charenton ressuscitait Arbelles.

Les champs étaient couverts de Chevaliers; L'on élevait des tours el des béliers; Sur des chariots ou enlève les chênes, Aïeux sacrés des amours de Vincennes, Où les Bourjjreois, dans un temps plus serein. Venaient baiser la femme du voisin.

•Les ormes verts sous la hache frémissent.

Les vallons creux de leur chute gémissent.

Les Chefs poudreux haranguent le Soldat, En lui vantant le profit du combat, En lui parlant des Dieux, de la vengeance.

Du vin, de Tor, et des tétons de France.

De leur coté. Ton voit les assiégés Sur les remparts en bataille rangés.

Zéphyre fait ondoyer les panaches, Et Ton entend ^Tingol»'r les rondaches.

Le mouvement de ce vaste appareil Ëtincelant aux rayons du soleil.

Semble une mer et tranquille el perfide, Qui, tians les plis de son frissonnement, Roule les feux de l'Olympe liquide, Et dans ses Ilots dissout le firmament.

Le son aigu des instrumens de guerre, Les palefrois, les évolutions.

Des ennemis les barbares chansons.

Les sabres longs, les béliers, la poussière, Les Fantassins, les Sapeurs, les Uousards; Tout annonçait el la Sottise et Mars.

Du haut dos tours on voit les Infidèles, Armés de dards, de piques, et d'échelles, Coilfés de fer et lécu sur le dos, Devers les murs se porter à grands flols.

Quand les Gaulois se virent à portée, Le bras nerveux sur son arc étendu.

De traits sifflans chasse une nue ailée; Les ennemis présentent leur écu, Serrent les rangs, marchent avec ^uvk^ç,^,,

Et de terreur environnent la place.

Oh! Saint-Denis^ que fais-tu dans ce jour,

Loin de la France et loin de ton faubourg?

Vois tes glacis inondés de carnage;

La grâce a-t-elle enivré Ion courage?

De Chevaliers un redoutable essaim

Borde Paris d'une forêt d'airain.

Contre le mur les échelles dressées,

Avec fracas sont soudain renversées;

Un coup de sabre atteint les plus hardis,

Le dard au loin frappe un lâche surpris;

Les yeux sanglans étincellent de rage,

Et la Discorde applaudit au carnage.

Grimpés en Tair, luttant avec effort

Contre le fer qui leur porte la mort,

Froissés, meurtris sous le poids Tun de l'autre,

Groupe tremblant, et digne de Lepaulre^

Criant, jurant, accroupis, redressés,

Tantôt roulant, et soudain remplacés,

Et les Gaulois, et les fiers Infidèles

Tombaient, montaient, combattaient pêle-mêle

On en voyait sur le mur suspendus.

Se colleter, et rouler confondus.

On se mesure, on s'atteint, on s'empoigne,

Et furieux, sans parler, on se cogne.

Mais tout à Coup, grand tumulte dans Tair :

On voit paraître une effroyable nue,

Et le ciel bleu se dérobe à la vue.

L'obje* approche, on croit voir Lucifer

Et ses Démons échappés de l'Enfer

C'était l'armée en nouvelle fortune,

Qui revenait des plaines de la Lune. ^

Les Francs étaient burlesquement perchés

Sur ne sais quoi, fantômes mal léchés,

Spectres divers, qu'on appelait Sottises,

Projets brillans, et creuses entreprises,

Monstres éclos de ce pays de dam,

En colonie envovésà Saint-Jean.

ORGANT 207

Chaque Gaulois, retrouvant sa chimère, Monta dessus, et revint sur la terre.

Monsieur Deyiis, Charlemagne s'entend, Car tous les deux ne faisaient qu'un pourtant, Denis planait, ou Charle, à votre guise.

Sur une grosse et brillante Sottise, Laquelle au front cornes de bouc avait.

Sa face lourde, et faite pour l'égide, S'enluminait d'un gros rire stupide. Insouciance on dit qu'on l'appelait; Elle portait sur sa croupe carrée Harnois brillant, une selle dorée, Dressait la queue, et n'apercevait point Le sang vermeil qui bordait son pourpoint.

Des ailes d'or lui sortaient des épaules.

Ainsi planait le Monarque des Gaules.

Le benoît Sire en croupe rapportait Une Sottise à ses regards aimable.

Mais en effet furie épouvantable; Un fiel amer de ses lèvres coulait; Son œil, rempli d'une candeur farouche, De l'Empereur la faiblesse irritait.

En rou^MSsant, elle trame un forfait; Devers le cœur on lui voit une bouche A triples dents; elle mâche un lingot :

Bouche livide, et que baise Chariot.

Ebbo paraît sur un monstre qui jongle Avec roideur; mais des pieds de devant.

Avec douceur caresse impudemment.

Les pleurs du peuple ont passé dans son sang. Et l'avarice a recourbé son ongle.

Les Paladins suivaient confusément; Les uns montaient un point d'honneur ardent; D'autres un char attelé de l'Envie; Chacun était perché sur sa Folie :

Fortune faite en pays étrangers, Songes brillans, enfumés de lauriers, Prestiges vains, caprices, hènU^^^,

Projets déçus, fidélité, bonheur, Honneur enduit de la crasse des âges, Protections, dettes de grand Seigneur; La chimérique et brillante cohue Formait en l'air une profonde nue.

A cet objet redoutable de loin, Adieu l'assaut; par la plaine on s'échappe ; ■ Chacun croit voir un Diable qui le happe. Vitildn crie, on ne l'écoute point.

Nemours lui seul, sur la brèche déserte, Crie à voix haute : Amis, courons, alerte!

Bravons Y Enfer, poursuivons les Alains, Et le dernier périra de nos mains.

Ainsi jadis, quand le Maître du Monde, Abasourdi par le peuple- de Tonde, Lui fit pleuvoir un grand soliveau Roi ; Les esprits forts de l'engeance mouillée.

Au fond des eaux poursuivis par Teffroi, Parmi l'écume et la fange troublée, Gagnaient les joncs, se pressaient dans leurs trous, Et croyaient voir Jupiter en courroux.

Il me souvient que dans rhôtellerie J'avais laissé VAnge, Organt, et sa mie.

VAnge parlait. Nous reprendrons le fil De son discours ; « Enfin, lui disait-il, u Dieu dans vos mains a remis la victoire ; i( Venez combattre, et délivrer Paris ; « Ce n'est qu'après la bataille, ô mon fils ! <( Qu'il faut chanter, faire l'amour, et boire ».

L'Ange tourna vingt fois le même sens.

Enveloppé de termes différons, .^

Et ce discours signifiait en somme, . f

Qu'il fallait prendre et le glaive et le heaume ; Laisser l'amour et le vin, et partir.

Pour triompher, se venger, ou mourir.

Notre Gardien à son char vous attelle Du bon Saint-Jean la maigre haridelle Qu'avait Champagne amenée ici-bas.

ORGANT lW

L'Anrje n'osail trop t^purer le cas.

11 attacha ses deux ailes de cygne Au dos rogueux de ce baudet condigue Qu'avait SicPite, et lequel, en passant, Jouera bienlot un rôle intéressant.

Antoine Organt près de son Ange monte Dans le chariot, qui, d'une course prompte.

Derrière lui voit fuir mainte cité.

A'/'t-e voulut fendre l'air sur son àne ; En voltigeant, la naïve Beauté Vient effleurer un baiser de coté, Et l'Ecuyer sur le saint cheval plane.

Déjà Paris, du haut des airs, semblait Un tourbillon des enfants du sud-ouest.

On voit bientôt de nombreuses cohortes De Chevaliers qui s'écoulent des portes, Et Ton découvre assiégeans, assiégés, Prêts au signal, dans la plaine rangés.

A moitié Organt brandit son allumelle, De Taulre bras dresse son bouclier.

Où Ton voyait le portrait de sa Belle, Et dans Tardeur de son courage altier, Jure les cieux, jure sa damoiselle, De terminer ce combat meurtrier Par le trépas du dernier Infidèle.

En ce moment, l'Ange le retint ; car, Impétueux, il s'élançait du char.

i\ice le baise, et pleurant sur son âne, Va se porter sur le haut d'une tour.

Ainsi l'oiseau sur le faite d'un plane, Se tient tapis à l'aspect de l'autour.

De tout côté règne un calme farouche.

Et la Terreur vole, un doigt sur la bouche.

Erùtre, Hélène, Hydamant, Vilikin Suivent les rangs, une pique à la main.

Notre L^nipereur. courant sur sa chimère, Ouvre les yeux, et dit : Que faut-il faire?

Mais tout à coup l'intervalle eÇÇv^^^w\.

Qui séparait le Franc et l'Infidèle,

S'est réuni par un choc foudroyant,

Et corps à corps on se croise, on se mêle,

La rage heurte et brise avec fracas

L'un contre l'autre angons et coutelas ;

De traits légers une épaisse volée

Se croise en l'air, tombe sur la mêlée,

Et le Soldat, furieux, inhumain,

Voit le trépas qui pleut d'un ciel d'airain.

De juremens les échos retentissent;

En se cabrant, les palefrois hennissent,

Qui sur le dos renversé tout entier.

Avec la bride entraîne son coursier;

Qui d'une lance atteint à la visière,

De pleurs de sang va rougir la poussière.

Les bras croisés, raccourcis, et tendus,

De coups divers se frappent, confondus,

Et la Folie, au milieu d'un nuage.

En souriant, reconnaît son ouvrage,

Et de son foudre ébranle le rivage.

Antoine Organt sur son char attelé

Du palefroi dans la Lune volé,

Tout fier de vaincre aux yeux de sa maîtresse,

Moins par courage encor que par faiblesse,

La lance au poing, parmi les bataillons

Trace en courant d'effroyables sillons.

L'essieu gémit dans sa course rapide.

Et devant lui, comme un troupeau timide,

Les escadrons que la peur précipite.

Foin de C honneur^ le cherchent dans la fuite.

La fière Hélène attaque Ferragon ;

Le vieux Nemours, triomphant de son âge,

Ranime encore un bras fait au carnage ;

Sur la poussière il étend Guibyon,

A Néridan enlève l'aiguillette,

Tranche à Murd'in la moitié de la tète,

Couvre d'éclairs le casque à^Ydamant,

Qui, transporté d'amour et de furie,

ORGAM 211

Soutient d'un bras Hélène évanouie, Frappe de l'autre, et s'ouvre vers le camp.

Dans la mêlée, un passage sanglant.

Hirem au centre, environné de gloire, Presse les Francs et suspend la victoire.

A l'aile droite on voit Anioinp Organt Voler par- tout comme un feu dévorant.

D'un coup mourant il atteint Arimbade, Et lui fait faire une brusque saccade Sur son cheval richement écaillé.

Du contrecoup rudement ébranlé.

Avec fureur il enfonce, il renverse Les ennemis que la terreur disperse.

Sur une croix, à cheval dans les airs.

Le Diable en rut, échappé des Enfers, Examinait, du cintre d'une nue, De ce combat quelle serait l'issue.

Mon saint paillard d'Archevêque Turpin Devait bientôt s'ouvrir à repentance, Et réparer des Gaulois le destin.

Le Diable fin, et plein de prévoyance, Devinait bien quel cas il avienJrait, Si repentant le saint paillard était.

Mathieu Paris va bientôt nous apprendre Ce <iui faisait qu'il craignait telle esclandre. Guise, SovïiiL de Uloi^, Paul Enguerrand^ De leur désert arrivés récemment, Audacieux, parcourent la mêlée, Et de fuyards inondent la vallée.

Les farfadets, peuple ennemi de Dieu, Torches en main et revêtus de feu, De leur haleine échauffent le carnage Et sur des chars parcourent le rivage.

Parragaron^ fier et bouillant Alain, Avec fureur combattait près à* Hirem.

Ce Roi reçut sur sa tête chenue Un trait lancé d'une main inconnue.

Qui rétendit sur la poudre expirant.

Parragaron, transporté de colère,

Comme l'oiseau qui dispute son aire,

Près de son Roi combattait vaillamment,

Et disputait de son bras redoutable,

A l'ennemi sa dépouille honorable.

Trente Gaulois par sa main renversés,

Mordaient la poudre, à ses pieds terrassés;

Il se battait entouré de carnage.

Mais quand il vit les siens de tous cotés

Tourner la bride et fuir épouvantés.

Avec l'espoir il perdit le courage;

II s'avança vers le comte de lUoi.

« Parragaron^ dit-il, se rend à toi;

« Prends soin d'Hirem, et reçois cette épée

« Qui de ton sang aurait été trempée,

u Si ta vertu n'était digne de moi,

c( Et si ta mort eut pu sauver mon Roi. »

De JVice alors Tàne se mit à braire, Et de sa voix l'effroyable tonnerre Fit retentir, du sommet de la tour.

Tous les échos des vallons d'alenlour.

Tels on verra, quand le Maître du monde D'un pied d'airain brisera l'Univers, Les morts tremblans quitter la poudre immonde, Au bruit des Saints qui brairont dans les airs.

Nice disait : Monseigneur^ ne suis Grecque^ Point ne savais mon âne (Hre Archevêque.

Car on saura qu'après celte chanson, D'àne en Prélat fut mué le grisou.

Akettc alors, honteuse, se rappelle, Et la cabane, et Terreur criminelle.

Qui dans ses bras autrefois adressait, Au lieu d'un àne, un Prélat qui pensait.

Elle rougit à l'image tracée Dans son esprit de mainte autre pensée.

« Je suis Turp'm,, riposta l'oing de Dieu; « Sedan me fit semblable départie, « El TAumônier (ï' Antoine mon neveu

OUr.ANT '2\:\

« M'amena fors en voire hùlellerie,

u Ayant perdu son baudet, emporté

« D'un ouragan par rKnfer excité.

« Épris pour vous d'une vive tendresse,

« De mon malheur je payais ma faiblesse.

« Comme ce Koi des Babyloniens.

« (Apparemment vous connaissez la Hibloi.

« Je me flattais «pie vous seriez sensible,

« Kt (|ue vos yeux devineraient les miens.

« En vain du Ciel la vengeance suprême

« Maudit la France au nom de mon forfait;

« En vous voyant j'oubliais Tanatbéme.

<( Vous êtes belle, et j'élais un hamlet.

« Vous rougissez! Vous souvient-il encore

« De la forêt où nous avons passé

« Un temps si doux, et si-tot éclipsé?

« Jusqu'au moment où la riante x\urore,

« De feux naissants pénétrait la cloison,

« Entrelacés, dans un tendre abandon,

« D'une sensible et vigoureuse étreinte,

i< Contre mon cœur j'éloulTais votre plainte;

« Je soupirais, et vous n'entendiez pas

<' De mon respect les soupirs délicats.

u Enfin marri des revers de la France,

« Et rebuté par votre indilférence,

« Mon cœur sentit la pince du remord,

(^ Kt de la chair étouiîant le murmure,

« De pleurs amers a lavé sa luxure.

« Mais je ne puis oublier qu'à la mort,

« Et la forêt, et l'émotion douce

u Oue vos beaux yeux allumaient dans mes sens,

« Votre tristesse et vos épanchemens.

« Vous rougissez, votre bras me repousse.

« Ohl juste ciel! inutile regret!

u Sani^^ots, baisers, et nuits de la forêt 1

« douce erreur! ù charmante cabane! »

Comme il parlait, Turpin redevint due

Et les accens de son timide s^rcvowv^

Dans sa racine ébranlèrent la tour.

Rassasié de gloire et de carnage, Antoine Organt^ morne sur le rivage, Laissait flotter les rênes de sa main, Et de Paris regagnait le chemin.

Les champs étaient jonchés d'armes brisées, De braquemarts, de lances fracassées ; Alains, Gaulois, tout à Theure orgueilleux, Et maintenant dans la nuit éternelle, Chefs et Soldats, le Chrétien, Tlnfidèle Mêlent un sang l'un à l'autre odieux.

Là des guerriers expirés dans la rage, En se roulant sur un trait inhumain ; Là dans le sang le Ciel peint son image.

Le malheureux et sage Vitikin, En recueillant le débris déplorable De ce revers, s'écriait : Justes Dieux, Qui protégez V impie audacieux^ Ah! vengez-vous ; et rendez-moi coupable!

Tels on a vu L et B ,

Pâles d'opprobre et brillans de forfaits, D'un souffle immonde obscurcir l'innocence.

Et sur un front de remords sillonné, Faire admirer la tranquille arrogance Du crime heureux, du crime couronné.

Tel un D , que Tongle des harpies

Tira jadis du ventre des furies.

Doux scélérat, hypocrite effronté, Blanchi par l'or et par l'iniquité.

Tranquillement égorge sa victime.

Boit l'adultère, et savoure le crime; Tandis qu'on voit la timide vertu.

L'âme saignée et le front abattu, Subir du Ciel l'injustice suprême.

Du Ciel ingrat qui se trahit lui-même.

L'ombre déjà, si douce aux malheureux, Couvrait les champs d'un crêpe ténébreux.

Le Roi Chariot passa la nuit à boire,

ORGANT 215

Efperdit là le fruit de sa victoire. Orçjant partit, comme le jour naissait, Pour le châtel qu'au Maine il possédait.

Il emmena Nicette sa maîtresse, Qui ne voulut jamais être Comtesse ; Et SatanaSy en ce désarroi-là, Monta Turpin^ et devers Scm alla.

iNOTES DE L'ÉDITEUR

Organt, bâtard de V Archevêque de Sens^ qui mourut en Prusse à 22 ans, dont TAuteur a pris le nom pour son sujet.

L'Archevêque Turpin, celui de Sens, dont l'histoire est sous-entendue, son règne étant passé.

Charlemagne, Héros du Poème.

Sornit^ Timoléon de Cassé Brissac, Gouverneur de Paris^ Homme très bien monté, qui, à la mort de Louis XV, voulut avoir M""" Duban/.., enfermée au Couvent par ordre de Monsieur de Beaumont^ Archevêque^ et retenue par le Duc d'Aiguillon] il la retrouve au IV" Chant.

Adelinde, Madame Dubary, au IV*' Chant à Louvecienne.

Etienne de Péronne^ le Chevalier Dubois,^ et au XVIIl^ Chant, VEvêque Ebbo^ Abbé de Beauvais^ qui, pour avoir intimidé par ses sermons, se crut TOracle de la France et fut depuis Evêque.

Jean Marcel ^ M . ZVuery maintenant au Garde-Meuble.

Nice^ aventure du Duc de Bourbonj à Chantilly, contrariée par un Moine.

Caroline, aventure de la Fille de M""*" de Polignac^ dont un Page a eu le pucelage.

EEsdiguiiires^ fait arrivé en Amérique dans la dernière guerre.

Mathieu Paris, Chroniqueur.

L'extravagance habite en ces lieux, description du Palais-Royal.

2i6 ŒUVRES COMPLETES DE SAINT-JUS T

Le S"" Sedaine, Académicien.

Le Miere, Académicien tragique.

Sl'Fal, Molé^ Desessarls, Raucourt^ Fleury, Contât^ Dorival, la Chassaigne, Florence^ tous Acteurs du Théâtre Français.

Pépin Second, Frère de Charlemagne.

Marguerite d'Evreux, aventure arrivée à une parente de TAuteur.

Placet, Confesseur du Roi, trouvé CQuché avec une Dame très connue.

Nemours^ allusion à M"" d'Estaing qui voulait admettre la Marine Marchande.

Elisaire, jeune Chevblier tué dans la dernière guerre.

Cochon, M. Siran,

Agramaure, Combat singulier au Bois de Boulogne.

Le Noir y Beaumarchais^ Daudet de Jossan.

Vilikin

Eralre Hirem

Hélène ) Officiers de TArmée Ennemie.

Hidramant

Salamane

Analogie générale des mœurs avec la folie.

Plusieurs Episodes sur des faits connus.

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