‹ Œuvres complètes de Saint-Just: avec une introduction et des notes,par Charles VellayChapitre 96 sur 150 · CHAPITRE XXII Des assiffîiais · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII Des assiffîiais

M. Clavière a très sagement pensé sur cette monnaie ; il n'est point de mon sujet de traiter de cette matière dans tous ses rapports civils, parce qu'ils sont une émanation des principes de la constitution.

Établissez chez un peuple la vertu publique, faites en sorte que cette nation se fie à ses lois parce quelle sera sûre de sa liberté, mettez partout une morale à la place des préjugés habituels, et faites ensuite des monnaies de cuir ou de papier, elles seront plus solides que Tor.

M. Necker fut ingrat envers la France, quand, par de» résultats sophistiques, il sapa la magnifique spéculation des domaines nationaux; tous les coups frappaient sur la morale, et cet extravagant voulait que la vertu française fut le métal.

Il parlait dans le temps do liberté comme sous les rois, et c'est une preuve dont je ne reviendrai jamais que cet homme n'avait ni génie ni vertu.

On peut dire à la justification de Law, qu'il ne fut qu'imprudent ; il ne s'avisa point de réfléchir qu'il supposait de la morale à un peiiple de fripons qui n'avaient pas de lois; si la dépravation du gouvernement n'eût confondu le système de Law, ce système eût amené la liberté.

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