MÉMOIRE ENVOYÉ PAR SAINTE TÉRÈSE
AU CHAPITRE D'ALCAI^V
Sainte Tcrèsc a rédigé cet écrit au couvent de Palencia, sans doute à la demande de ses filles de Saint-Joseph d*Ayila. Celles-ci en placèrent une transcription dans leur Registre conventuel. Le texte en fut également transcrit au Livre du Chapitre d'Alcala. Le père Antoine de Saint-Joseph dit que l'original se trouvait de son temps chez les carmélites de Jaën. Il en a public le texte au t. IV des Lettres, Fragment LXXXV. L'abbé Migne Ta donné en français.
La Fuente : Escriios sveltos, n* 19. — P. Bouix : Lettre CCLXXXV. — P. Grégoire de Saint-Josepli : Lettre CCCLIX. (2^ Ed.)
Ce couvent de Saint-Joseph d'Avila a été fondé en 1562, le jour de saint Barthélémy. C'est le premier qu'établit la mère Térèse de Jésus, et cela, avec l'assistance de doîla Aldonce de Guzman et de doôa Guiomar de UUoa, sa fille, au nom desquelles fut demandé le bref de fondation. Ces dames néanmoins donnèrent peu, parce qu'elles ne pouvaient faire davantage ; mais il fallut se servir de leur nom, afin qu'on ne sût pas, dans le monastère où se trouvait la mère Térèse de Jésus, que c'était elle qui conduisait l'affaire. L'ordre n'ayant pas admis le couvent, on le plaça sous la juridiction de l'Ordinaire. C'était alors le révérendissime seigneur don Alvaro de Mendoza; et tant qu'il fut à Avila, il le protégea beaucoup et fournit constamment le pain, les médicaments et bien d'autres choses. Lorsqu'il s'éloigna d'Avila pour occuper le siège de Palencia, il arrangea lui-même les choses pour que nous nous missions sous la juridiction de Tordre, ju-
géant qu'il y allait du service de Dieu, et nous fûmes toutes de cet avis. Cette décision est très bonne. Il y a de cela trois ans et huit mois. Jusqu'ici les religieuses ont vécu d'aumônes, grâce à l'assistance de sa Seigneurie, de François de Salcedo, de Laurent de Cepeda (que Dieu ait leurs âmes !) et de beaucoup d'autres personnes de la ville. On a bàtiTéglise et le monastère, et on a acheté un terrain.
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