ACTE V, SCÈNE IV
dre le tien? N'as-tu pas entendu leurs acclamations? Hélas! tu as tout interprété sinislrement. Mais attends , reçois celle guirlande sur ta tête ! Ton Brulus me recommanda de te la donner ; je veux accomplir son ordre. — Viens, approche, Brulus , et vois à quel point j'houorais Cassius ! — Permettez-moi, grands dieux! Voici le rôle d'un Romain. Épéc de Cassius , ne te trompe pas ; voilà le cœur de Tilinius.
(Il meurt.)
i , le Jeune Catoo ,
et Luciliui.)
BRITUS.
Où est-il ? où est-il ? Où est son corps , Messala ?
Là-bas , là, et Tilinius gémissant près de lui.
RRCTUS.
Le visage de Tilinius est tourné vers le ciel!
CATON
11 est mort.
BRUTUS
O Jules César, lu es puissant encore! Ton ombre se promène sur la lerre , et tourne nos épées contre nos propres entrailles.
CATON
Brave Titinius ! Voyez , Cassius était mort , et il Ta couronné !
BRUTCS.
Est-il encore an monde deux Romains semblables à ceux-là? — Toi , le dernier de tons les Romains , adieu , repose en paix. Il est impossible que jamais Rome enfante ton égal. — Amis , je dois plus de larmes à cet homme mort, que tous ne me verrez lui en donner. J'en trouverai le temps, Cassius, j'en trouverai le temps. — Ainsi venez tous, et faites porter ce corps à Thassos. Ses obsèques ne se feront point dans notre camp ; elles décourageraient nos ames. — Suis-moi , Lucilius, et viens, jeune Caton ; rentrons au ebamp de bataille : Flavilius et Labeon, faites avancer nos lignes. La troisième heure finit: avant la nuit, Romains, nous tenterons encore la
(Ib sortent.)