ACTE V, SCÈNE VII
rierc! Eusse -je autant de fils qae je pourrais compter de cheveux , je ne leur souhaiterais pas une plus belle mort ; et je borne à ce vœu tous ces honueurs funèbres.
MALCOLM
Il mérite plus de regrets, et je veux , moi , lui douucr des miens un témoignage plus éclatant.
SIWABD.
Il a tout ce qu'il mérite : ils assurent qu'il a quitté la vie en brave , et qu'il a payé son tribut. Ainsi, que Dieu soit avec lui ! — ( ititn Micdutr,
• rec la Ule do Macbeth à U maio.) Voici de DOUVeaUX
sujets de joie.
MACDUFF
Roi , salut : car tu l'es. Vois où repose la tfte maudite de l'usurpateur. La nature est enfin délivrée de ce monstre. Je te vois entouré des pairs de ton royaume, qui tous répètent mon hommage dans le fond de leurs cœurs. Que leurs voix s'unissent à la mienne, et redisent avec moi : Salut, roi d'Ecosse !
f Fanfare*.)
TOUS
Salut , roi d'Ecosse !
MALCOLM
Nous ne laisserons pas écouler une longue suite de jours avant que notre reconnaissance compte avec les services de votre zèle, et qu'elle nous acquitte envers vous. Thanes et seigneurs de mon sang , désormais soyez comtes , et les premiers que jamais l'Écosse ait vus honorés de ce titre. Ce qui nous reste à (aire ; tous les actes nouveaux que demande la nouveauté de celte révolution ; rappeler dans leur patrie nos amis exilés , ou qui ont fui d'eux-mêmes les pièges de l'inquiète tyrannie ; faire comparattre les cruels ministres de ce bourreau couronné et de sa reine infernale , qui, à ce qu'on croit, s'est détruite de ses propres mains : ces devoirs , et tous les autres qui nous regardent, avec le secours du Dieu du ciel , nous les exécuterons en temps et lieu , et dans les formes que dicte la prudence. Je vous rends grâces à tous ensemble , et à chacun de vous en particulier ; et je vous invile tous à venir à Scone assister a notre couronnement.
(Fanfare*. Toji* lorient.)