LE CHAMP DE BATAILLE
Tu t’es généreusement montrée, ô ma patrie!
tu as continué avec vaillance le combat dans la bonne comme dans la mauvaise fortune; tu es restée constante dans la cause la plus juste, celle du . ciel et de tes droits; soit qu’une moitié du monde ait tourné contre toi tous ses guerriers réunis, soit que, revenue à de plus nobles projets, l’Europe ♦ait tiré l’épée pour seconder la reine de l’Océan.
Te voilà dignement récompensée , quoique l’éclat de ta gloire ait triomphé lentement, semblable aux premières lueurs de l’aurore dans l’horizon, qui peu à peu embrasent la vaste circonférence du ciel. L’Égypte vit s’élever ses premiers rayons; ils brillèrent enfin sur les myrtes de Maida, où le soldat, rempli d’une généreuse émulation, rivalisa avec les héros de la mer, et se 7 lava d’un injuste reproche dans le sang des ennemis.
Maintenant, île impériale, lève la. tète, et déploie la bannière de ton patron, saint Georges, la fleur des chevaliers ! car tu as affronté comme lui un dragon , délivré l’innocence et foulé aux pieds la tyrannie vaincue. Tu peux montrer fièrement au monde l’emblème deton saint chevalier,qui humilia l’orgueil, et vengea la vertu outragée.
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DE WATFJRLOÔ. ! * ,34 • .
Toutefois, au milieu de la confiance que tms- , . . .
pire une gloire chèrement acquise, mais qui ne
doit t’en être que plus chère, écris , ô terre d’Albion , écris cette leçon morale : #
— Ce n’est pas seulement ton courage et ta discipline admirée sur maint champ de bataille ' . qui doivent te rendre fière; l’amour d’une vaine gloire , la soif de l’or peuvent produire de tels -exploits; mais c’est la constance dans la bonne cause qui seule légitime les trophées de la valeur. jy. • V
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