‹ Œuvres complètes de sir Walter Scott. Tome premier soixantième Romans poétiquesChapitre 121 sur 124 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

cft^ne sont pas les daines seules qui soupirent ; mais, honteux à demi, maint rude guerrier essuie 'ses joues basanées, avec son gantelet de fer-

Les vapéurs du soir sont suspendues sur les ondes du Leader et sur la tour de Learmont :

chaque guerrier va chercher le repos dans le camp ou dans le château. ’ ' ’

Lord Douglas, étendu dans sa tente, revoit j au mélancolique récit de Thomas , lorsque des pas

légers viennent , dans l’ombre , frapper l’oreille du guerrier. . • .

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Il tressaille et se dresse : — Débout! Richard, debout! dit-il; lève-toi, mon page; quel téméraire ose donc venir pendant la nuit au lieu où Douglas repose ! . iM

Le seigneur et son page sortent de leur tente;

ils àe dirigent vers les flots du Leader , et voient sur ses rives un spectacle étrange; ç’étoieot un >

3^0. THOMAS Li; IMMEUR. '

cerf et s$ biche, blancs comme la neige qui tombe 'sur Fairnalie. ‘ 1

jlls marchent de Front au clair de la lune /levant fièrement la tête; ils ne sont point effarouchés par la foule qui accourt pour le» voir passer.

JJn jeune page léger à la course est dépêché au château de Learraont; Thomas entendant son message, se lève en sursaut, et s’habille à la hâte.

Pâlissant et rougissant tour à tour, il ne dit que ces trois paroles : — Le sable de tna vie est écoulé; le fil de mes jours est filé; ce prodigeme

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