fr. dans la caisse pour le même usage que ci-dessus
4 °. A Marchand, 100,000 fr. , dont il versera
5 0.000 fr. à la caisse pour le même usage que ci- • dessus.
5 °. Au comte Lavalette, 100,000 fr.
6°. Au général Hogendorf, hollandais, mon aidede-camp, réfugié au Brésil, 100,000 fr.
7 0 . A mon aide-de-camp Corbineau , 5 o,ooo fr.
8°. A mon aide-de-camp Caffarelli, 5 o,ooo fr.
( cinquante mille francs).
9 0 . A mon aide-de-camp Dejean , 5 o,ooo fr.
1 o°. A Percy, chirurgien en chef à Waterloo,
5 o,ooo fr.
1 1°. 5 o,ooo fr., savoir, 10,000 fr. à Pierron, mon
maître-d’hôtel.
1 10,000 fr. à Saint-Denis,
mon premier chasseur.
10,000 fr. à Noverraz.
• 10,000 fr. àCursor, mon
maître d’office.
1 0,000 fr. à Archambaud, mon piqueür.
i2°. Au baron Menneval, 5 o,ooo fr.
i 3 °. Au duc d’Istrie, fils de Bessières, 5 o,ooo fr.
( cinquante mille francs).
i 4 °. A la fille de Duroc, 5 o,ooo fr.
i 5 °. Aux enfans de Lahedoyère, 5 o,ooo fr.
16 0 . Aux enfans de Mouton-Duvernet , 5o,ooo fr.
17 0 . Auxenfans du brave et vertueux general Travost, 5 o,ooo fr.
18°. Aux enfansde Chartrand, 5 o,ooo fr.
19 0 . Au général Cambrone, 5 o,ooo fr.
20°. Au général Lefèvre-Desnouettes , 5 o,ooo fr.
2i°. Pour être répartis entre les proscrits qui errent en pays étrangers, Français , ou Italiens, ou Belges , ou Hollandais , ou Espagnols , ou des départemens du Rhin , sur ordonnances de mes exécuteurs testamentaires, 100,000 fr.
22 0 . Pour être répartis entre les amputés ou blessés grièvement de Ligny, Waterloo, encore vivans, sur des états dressés par mes exécuteurs testamentaires , auxquels seront adjoints Cambrone , Larrey , Percy et Emmery ; il sera donné double à la garde , quadruple à ceux de l’ile d’Elbe; 200,000 fr. (deux cent mille francs ).
Ce codicille est entièrement écrit de ma propre main , signé et scellé de mes armes.
(Sceau.) Napoléon .
Ce 24 avril 1821 , à Longwood.
Ceci est un troisième Codicille à mon testament du i 5 avril.
i°. Parmi les diamans de la couronne qui furent remis en 1814, il s’en trouvait pour 5 à 600,000 fr. qui n’en étaient pas, et faisaient partie de mon avoir
particulier; on les fera rentrer pour acquitter mes
legs.
a 0 . J’avais chez le banquier Torlouia, de Rome, 2 h 3 oo,ooo fr. en lettres de change , produits de mes revenus de l’ile d’Elbe , depuis 1 8 1 5 ; le sieur de la Perruse , quoiqu’il ne fût plus mon trésorier, et n’eût pas de caractère , a tiré à lui cette somme ; on la lui fera restituer.
3 °. Je lègue au duc d’Istrie trois cent mille francs, dont seulement cent mille francs réversibles à la veuve, si le duc était mort lors de l’exécution du legs. Je désire, si cela n’a aucun inconvénient, que le duc épouse la fille de Duroc.
4 °. Je lègue à la duchesse de Fri oui , fille de Duroc , deux cent mille francs ; si elle était morte avant l’exécution du legs , il ne sera rien donné à la mère.
5 °. Je lègue au général Rigaud , celui qui a été proscrit , cent mille francs.
6°. Je lègue à Boisnod , commissaire-ordonnateur, cent mille francs.
7 0 . Je lègue aux enfans du général Letort, tué dans la campagne de i8i5, cent mille francs.
8°. Ces 800,000 fr. de legs seront comme s’ils étaient portés à la suite de l’article 36 de mon testament , ce qui porterait à 6,400,000 fr. la somme des legs dont je dispose par mon testament , sans comprendre les donations faites par mon second codicille.
Ceci est écrit de ma propre main , signé , et scellé de mes armes.
(Sceaux Napoléon.
{Au dos. )
Ceci est mon troisième codicille à mon testament, tout entier écrit de ma main , signé et scellé de mes armes.
Sera ouvert le même jour, et immédiatement après l’ouverture de mon testament.
Napoléon .
Cea 4 avril 1821. Longwood.
Ceci est un quatrième Codicille à mon testament .
Par les dispositions que nous avons faites précédemment, nous n’avons pas rempli toutes nos obligations , ce qui nous a décidé à faire ce quatrième codicille.
i°. Nous léguons au fils ou petit-fils du baron Dutheil , lieutenant-général d’artillerie , ancien seigneur de Saint-André , qui a commandé l’école d’Auxonne avant la révolution, la somme de 100,000 (cent mille francs ) comme souvenir de reconnaissance pour les soins que ce brave général a pris de nous lorsque nous étions comme lieutenant et capitaine sous ses ordres.
2°. Idem , au fils ou petit-fils du général Dugommier, qui a commandé en chef l’armée de Toulon , la somme de cent mille francs (100,000); nous
avons , sous ses ordres , dirigé ce siège et commandé l’artillerie : c’est un témoignage de souvenir pour les marques d’estime , d’affection et d’amitié que nous a données ce brave et intrépide général.
3°. Idem. Nous léguons cent mille francs (100,000) aux fils ou petits-fils du député à la Convention, Gasparin , représentant du peuple à l’armée de Toulon , pour avoir protégé et sanctionné de son autorité le plan que nous avons donné , qui a valu la prise de cette ville , et qui était contraire à celui envoyé par le comité de salut public. Gasparin nous a mis , par sa protection , à l’abri des persécutions de l’ignorance' des états-majors qui commandaient l’armée avant l’arrivée de mon ami Dugommier.
4°. Idem. Nous léguons cent mille francs ( 100,000) à la veuve , fils ou petit-fils de notre aide-de-camp Muiron , tué à nos côtés à Arcole , nous couvrant de son corps.
5°. Idem (10,000) dix mille francs au sous-officier Cantillon , qui a essuyé un procès comme prévenu d’avoir voulu assassiner lord Wellington , ce dont il a été déclaré innocent. Cantillon avait autant de droit d’assassiner cet oligarque, que celui-ci de m’envoyer, pour périr, sur le rocher de Sainte-Hélène. Wellington , qui a proposé cet attentat , cherchait à le justifier sur l’intérêt de la Grande-Bretagne. Cantillon, si vraiment il eût assassiné le lord , se serait couvert , et aurait été justifié par les memes motifs , l’intérêt de la F rance , de se défaire d’un général qui d’ailleurs avait violé la capitulation de Paris , et par là s’était
rendu responsable du sang des martyrs Ney, Labedoyère , etc., etc., et du crime d’avoir dépouillé les Musées contre le texte des traités.
6°. Ces 4 io,ooo fr. (quatre cent dix mille francs) seront ajoutés aux 6,400,000 fr. dont nous avons disposé , et porteront nos legs à 6,810,000. Ces 410,000 doivent être considérés comme faisant partie de notre testament , article 36 , et suivre en tout le même sort que les autres legs.
7 0 . Les 9000 livres sterling que nous avons donnés au comte et à la comtesse Montholon , doivent , s’ils ont été soldés , être déduits et portés en compte sur les legs que nous leur faisons par nos testamens ^ s’ils n’ont pas été acquittés , nos billets seront annulés.
8°. Moyennant le legs fait par notre testament au comte Montholon , la pension de 30,000 fr. accordée à sa femme , est annulée ; le comte Montholon est chargé de la lui payer.
9 0 . L’administration d’une pareille succession, jusqu’à son entière liquidation , exigeant des frais de bureau , de courses , de missions , de consultations , de plaidoiries , nous entendons que nos exécuteurs testamentaires retiendront 3 ( trois pour cent ) sur tous les legs, soit sur les 6,800,000 fr., soit sur les sommes portées dans les codicilles , soit sur les 300,000,000 de fr. du domaine privé.
10". Les sommes provenant de ces retenues seront déposées dans les mains d’un trésorier , et dé-
pensées sur mandat de nos exécuteurs testamentaires.
1 1°. Si les sommes provenant desdites retenues n’étaient pas suffisantes pour pourvoir aux frais , il y sera pourvu aux dépens des trois exécuteurs testamentaires et du trésorier, chacun dans la proportion du legs que nous leur avons fait par notre testament et codicille.
i2°. Si les sommes provenant des susdites retenues sont au-dessus des besoins , le restant sera partagé entre nos trois exécuteurs testamentaires et le trésorier, dans le rapport de leurs legs respectifs.
1 3 °. Nous nommons le comte Las-Cases , et à son défaut, son fils, et à son défaut, le général Drouot , trésorier.
Ce présent codicille est entièrement écrit de notre main , signé , et scellé de nos armes.
(Sceau.) . NàPOLÉOS.
Ce avril 1821. Longwood.
Ceci est mon Codicille , ou acte de ma dernière volonté.
Sur les fonds remis en or à l’impératrice Marie- Louise , ma très chère et bien aimée épouse , à Orléans, en 1 8 1 4 , elle reste me devoir deux millions, dont je- dispose par le présent codicille, afin de récompenser mes plus fidèles serviteurs, que je recom-
mande du reste à la protection de ma chère Marie- Louise. ,
i°. Je recommande à l’Impératrice de faire restituer » au comte Bertrand les 3 o,ooo fr. de rente qu’il possède dans le duché de Parme, et sur le Mont-Napoléon de Milan , ainsi que les arrérages échus.
2°. Je lui fais la même recommandation pour le duc d’ïstrie , la fille de Duroc , et autres de mes ser- . . viteurs qui me sont restés fidèles , et qui me sont toujours chers; elle les connaît.
3 °. Je lègue sur les deux millions ci-dessus mentionnés, trois cent mille francs au comte Bertrand, sur lesquels il versera 100,000 fr. dans la caisse du trésorier , pour être employés, selon mes dispositions, à des legs de conscience.
4 °. Je lègue 200,000 fr. au comte Montholon, sur lesquels il versera 100,000 fr. dans la caisse du trésorier, pour le même usage que ci-dessus.
5 °. Idem , 200,000 fr. au comte Las-Cases, sur lesquels il versera 100,000 fr. dans la caisse du trésorier, pour le même usage que ci-dessus.
6°. Idem , à Marchand 100,000 fr., sur lesquels il versera 5 o,ooo dans la caisse , pour le même usage • • que ci-dessus.
7°. Au maire d’Ajaccio , au commencement de la révolution, Jean-Jérôme Levie, ou à sa veuve, enfans, ou petits-enfans , 100,000 fr.
8°. A la fille de Duroc , 100,000 fr.
9®. Au fils de Bessières, duc d’Istrie, 100,000 fr.
10". Au général Drouot, 100,000 fr.
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ix*. Au comte Lavalette, 100,000 fr.
, 13®. Idem , 100,000 fr., savoir :