‹ Œuvres completes de SterneChapitre 464 sur 507 · BALLADE · texte numérisé non relu

BALLADE

Entends ma voix, gentil ermite de ce vallon; guide mes pas dans ce lien solitaire, vers la place où la clarté de ta lumière réjouit cette vallée obscure par ses rayons qui m’annoncent un refuge.

Car j’erre ici délaissée et perdue; mes pas faibles et chancelons sont embarrassés par les broussailles, qui semblent allonger mon chemin à mesure que j’avance.

Garde-toi, mon flls, cria l’ermite, de t’exposer dans cette obscurité dangereuse; car cette lumière qui te séduit, n’est qu’un feu follet, qui t’égarerait pour te perdre.

Ma porte est toujours ouverte au flls de i’in- ' digent qui n’a point de retraite; et quoique I ma provision soit petite, je la partagerai avec toi de bon coeur.

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