ACTE M
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DORFISE, M-îVBURLBTMe kèrdièr MdWPOR; -' ! " 'K; ^TO.OfrFJSE. "• :•: :i' if .• '\ :, ' - .
Adoucisse^ trfcftisî^Or le ^clwvfcMfep.
De vc La pu Ne pei
Vous Vous Etvoi Cheve
Encore
DORFISE.
M»*. BŒRïiETl" Eh bien , je suis dç sojr^côte*; Vous affectez trop de seyérïte. * La liberté n'est pâs~ toujours licence.
On peut, je crois , encadre avec décence , De la gaîté les innocent éclats, , " ' ' ' ' ;
Ou bien semble? ne les entendre pas.
Votre vertu , toujours un peu farouche, Veut nous fermer et Toreide étJa J*>uche r .
pOjflFïSE.
Oui ! l'une et l'autre; et fermez , croyez-moi 7 Votre maison à tous ceux que j'y voi.
Je vous l'ai dit, ils vous perdront, cousine. Comment souffrir leur troupe libertine ?
Le beau Cléon qui , brillant sans esprit , ■' Rit des bons mots qu'il prétend avoir dit ?
Damon qui fait, pour vingt beautés qu'il aime. Vingt madrigaux plus fades que lui-même ?
Et ce Robin parlant toujours de lui ?
Et ce pédant portant partout l'ennui?' Et mon cousin qui....
Le chevalier MONDOR.
nadame ; Chacun se ne
Parle du r J'aurai du Je veux ic
En quatre *,
A commeuber u<n....
Ah! n'en : feités rien z" 11 n'appartient qu'aux personnes dé bien : '"' De châtier , de gourmànder le vice.
C'est à mes yeux une tyorrible injustice % Qu'un libertin satirise aujpurd'huj
D'autres mondains moins vicieux qufetitt.
Lorsque j'en veux à l'humaine nature, ' ." C'est zèle, honneur et vertu toute pure, Dégoût du monde. Ah Dieu ! que j£ le, bai», . . Ce monde infâme!
M me . BURLET. :
Il a quelques attraits. ; DORFISE.
Pour vous, hélas! et pour votre ruine.
M œe . BURLÉT. /
N'en a-t-il point un peu pour vous, cousine 7 Haïssez-vous ce monde?
DORFISÈ. ' - Horriblement.
Le cheyrfier MOKDOR.
Tous les plaisirs?
* 0ORFISE. , . „
Epouyantablement. .
Jà m \ BURLET.
Le jeu? le bal? V
Le cheralier MONDOR.
La musique ?'fa table? ' / 4 dorfiSe/ j
Ce sont , ma cbère ^'inventions du diable.
M œ *. ; BtJKLET.
Mais la parure et les ajusteznens, Vous m'ayoûrcx...
t A, PRUDE. 665
r, DORFISE.
- .. , Ah ! quels vains or nemens!
Si vous saviez 4 quel poinjt je. regrette Tous les instans perdus à ma toilette !
Je fuis toujours le plaisir de me voir ; Mon œil blessé craint l'aspect d'un mirgir.
M™. BtJRjUÊÎ. 1 Mais cependant , ma sévère Dbrfîse , Vous me semblez bien coiffée et bien mise.
DORFISE.
Bien?
Le chevalier MONDOR.
Du grand bien.
DORFISE.
Avec simplicité.
Le chevalier MONDOR.
Mais avec goût.
M*«. BURLET.
Votre sage beauté, Quoi qu'elle en dise, est fort aise de plaire.
Moi ? juste ciel !
M—. BURLET.
Parle-moi sans mystère.
Je crois, ma foi, que ta sévérité A quelque goût pour ce jeune éventé.
Il n'est pas mal fait.
(en montrant Monder. ) Le chevalier MONDOR.
Ah !
M»«. BURLET.
C'est un jeune homme Fort beau, fort riche.
Le chevalier MONDOR.
Ah!
DORFISE.
Ce discours m'assomme.
Vous proposez l'abomination !
Un beau jeune homme est mon aversion; Un beau jeune homme ! ah ! fi !
Le chevalier MONDOR.
Ma foi, madame, Pour vous et moi j'en suis fâché dans l'âme.
Mais ce Blanford, qui revient sans vaisseau, Est-il si riche, et si jeune , et si beau?
DORFISE.
Il est ici ? quoi ! Blanford ?
Le chevalier MONDOR.
Oui, sans doute. *
COLETTE, en entrant avec précipitation.
Hélas ! je viens pour vous apprendre....
DO il FI SE à Colette à I 1 oreille. " "/' '
• " " : Ecoute; : -
M m ». BURIÎET.
Gomment! - : ^ . r
*D O R F I S E au chevalier Mondor.
Depuis o^u'il prit de moi cqngé, r . ;; . ' De ses défauts je l'ai cru corrigé i ," ' >- : r / Je l'ai cru mort.
Le chevalier MONDOR.
Il vit$ et le corsaire Veut me couler à fond , et croit vous plaire. ;
D O R F I S E , en ae retournant vera Colette.
Colette, hélas!
COLETTE
Hélas 1
DORFISE.
Ah ! chevalier , Pourriez-yous point sur mer le renvoyer ?
Le chevalier MONDOR.
De tout mon cœur.
Sait-on quelque nouvelle De ce Darrain , son ami si fidèle ?
Viendra-t-il point ?
Le chevalier MONDOR.
Il est venu ^ Blanford L'a raccroché dans je ne sais quel port.
Ils ont sur mer donné , je crois , bataille , Et sont ici n'ayant ni sou ni maille.
Mais avec lui Blanford a ramené Un petit Grec plus joli , mieux tourné..*.
DORFISE.
Eh oui , vraiment. Je pense tout à l'heure Que je l'ai vu tout près de ma demeure :
De grands yeux noirs?
Le chevalier MON DOR.
Oui.
DORFISE.
Doux , tendres , touchàns ?
Un teint de rose ?
Le chevalier MONDOR.
Oui.
D OR FI SE t en s'animent un peu piaf .
Des cheveux, des dents....
L'air noble , fin ?
Le chevalier MONDOR,
C'est uqe créature t^u'à son plaisir façonna la nature.
DORFISE.
S'il a des mœurs, s'il est sage , bien ne', Je veux par vous qu'il me soit amené...
Quoiqu'il soit jeune.
M— ,BURLET.
Et moi | je veux lur l'heure Que /de Darmin l'on cherche k demeure.
Allez , la Fleur , trouvez-le , et lui portes Trois cents louis' , que îe crois bien comptés ;
( elle doflbè une bourse à la Fleur epli est derrière elle. )
Et qu'à souper Bhmford et lui se rendent.
Depuis long-temps tons nos amis l'attendent, Et moi plus qu'eux. Je n'ai jamais connu * De naturel plus doux, plus ingénu:
J'aime surtout sa complaisance aimable »
Et sa yertu liante et sociable.
DORFISE.
Eh bien , Blanford n'est pas de cette humeur j Il est si sérieux !
Lechewlier MONDOR. .
Si plein d'aigreur !
DORFISE.
Oui, si jaloux...
Le cheralier M ON DO ft îaterrompast bnuquement.
Caustique.
Il est..
Le chevalier MONDOR. ,
Safcs doute.
DORFISE.
Laissez -moi donc parlerait est....
Le chevalier MON DO R.
J'écoute.
DORFISE.
Il est enfin fort dangereux pour moi.
M w# . BÛRLET. .
On dit qu'il a très-bien servi ta roi, Qu'il s'est sur mer distingué dans la guerre. 7
DORFISE.
Oui ; mais qu'il est incommode sur terre ! *
Le chevalier MONDOR.
Il est encore... A
DORFISE^P '
Oui.
* Il Y a dans l'anglais: Vous m'avouerez qu'il a une bette physionomie , un air mâle ; oui , il ressemble à un Sarrasin ^teint sur l'enseigne d'un cabaret ; il a du courage comme le bourreau; il tuera un homme uni aura les mains liées, et il n'a que de la cruauté, ce qui ne ressemble pas puis au courage que la médisance continuelle ne ressemble à de l'esprit.
Le chevalier M ON D OR.
, Ces marins (Tailleur* . r . -; Ont presque tous de si vilaines mœurs! .. . ..,
DORFISE. '. \: *.\.. , ,
Oui.
M m ». BTJRLET.
Mais 'on dit qu'autrefois vos promesses De quelque espoir ont latte «es téil dfiefcèes 9 ^' * (
DORFISE. s
Depuis ce temps j'ai , par excès d'ennui, '' ',,./,' Quitté le monde, à commencer paçrlçj ;.,.,"', \ l Le monde et lui me rendent si craintive !.,:,,', .
••/ scène il*. *• "; l, j : : , : ; ;' ;
DORFISE, M m VBlJRLET, le chevalier MQtfJPlQR, COLETTE. COLETTE.: ,:..;' ; .; :
Madame !
DORFISE.
••' Eh bien? - f ' < ,n
COLETTE
Monsieur Blanford arrive.
Ciel!
DORFISE.
M mt . BURLET. •
Darmie est avec lui l r *
COLETTE
Madame , oui.
W. feURLET.
J'en ai le cœur tout-à-fart réjoui.
' DORFISE.
Et moi , je sens une douleur profonde ; Je me retire, et je veux fuir lé monde.
L« cheralier MONDOR.
Avec moi donc? ' , t ,
DORFISE.
Non , s'il vous plaît , sans vous.
: ' : ' l •" (ellewrt.)
* ''SCÈNE 1IÏJ ^" » "'*••: ' - '
M*°. BURLET, 'ÉLABORE, DARMlNl le chevalier MÔtfDOR,
adiwe.;
' "' DARMIN àM* % . Bàrlèt; :■'» , '' ' ;
Madame, enfin /souffrez qu'à vfas genoux...
M me . BURl£T courant au devant de Darmin.
Mon, cher Damin , venez , j'ai fait jtàrlie
. ; P'alJer au balapr^s, la, porp,e'3ie ; , - > t rWi> „ ,, -,
' $ous causerons ;xnoa .carrosse est là-basv '* ;. .. -m»m
' , i .(à Blanford.,) ; . , .. ^.v— j .5 •
Et vous,: rrgns, y v wndrez-vous ? !, . ,. .. fi
BLANFORD.
Non pas.
Je viens ici pour chose sérieuse.
Allez , courez , troupe folle et joyeuse , Faites semblant d'avoir bien du plaisir , Fatiguez bien, votre inquiet loSir. ;
[ au jeune Adiae. )
Et nous, jeune homme, allons trouver Dorfise.
( M ne . Burlet sort avec le chevalier et Darmin qui lui donnent chacun la main , et Blanford continue. )